Quand les huiles essentielles accompagnent les émotions

Les huiles essentielles rencontrent un succès croissant, et sont de plus en plus utilisées au quotidien. Que ce soit pour soigner des petits bobos, parfumer une pièce ou se détendre, elles sont de plus en plus appréciées pour leur naturel. Mais s’agissant d’un produit concentré, elles demandent certaines connaissances pour une utilisation adéquate. Sous quelles disciplines leur utilisation est-elle regroupée ? Focus sur l’Aromathérapie et l’Aromachologie.

Aromathérapie

L’Aromathérapie est l’utilisation des huiles essentielles pour soigner le corps et l’esprit. Les huiles essentielles sont obtenues par distillation de la plante. Elles sont composées d’une multitude de molécules, qui ensemble leur confèrent des vertus thérapeutiques. Pour utiliser des huiles essentielles de façon sécuritaire et adaptée à chacun, une connaissance approfondie de la plante et des molécules qui la composent est nécessaire.


Utiliser des huiles essentielles botaniquement et biochimiquement définies est indispensable pour une qualité thérapeutique. Une huile essentielle chémotypée a subi des analyses permettant l’identification de sa molécule spécifique, qui déterminera les indications et les contrindications. Par exemple, si vous voyez en rayon une huile essentielle de Thym vulgaire (Thymus vulgaris), sachez qu’il en existe 7 chémotypes différents (thymol, linalol, thujanol, géraniol, paracymène, carvacrol, alpha terpinéol). Ainsi, le Thym vulgaire CT thujanol est bien toléré par la peau, contrairement au Thym vulgaire CT thymol qui est dermocaustique et peut se révéler toxique pour le foie (en cas d’utilisation prolongée et à des doses élevée). Les composantes biochimiques déterminent la sphère d’action de l’huile essentielle, qui peut par exemple avoir des propriétés anti-infectieuses, digestives, décontractantes musculaires, spasmolytiques, anxiolytiques... Notez que la partie de la plante distillée va également influencer l’utilisation de l’huile essentielle.


En Aromathérapie, les huiles essentielles seront utilisées en application cutanée, en interne (toujours diluer dans une huile végétale par précaution et se faire conseiller pour les dosages et la fréquence d’utilisation), et en diffusion.


Aromachologie

L’Aromachologie quant à elle, s’intéresse plus spécifiquement aux effets des huiles essentielles en olfaction sur la sphère émotionnelle. On se concentre donc sur l’odorat, en utilisant l’huile essentielle en diffusion ou en la sentant directement au flacon (ou encore sur un mouchoir ou une touche à parfum).


De même que certaines huiles essentielles peuvent avoir un effet bénéfique sur des problèmes physiques (musculaires, digestifs ou respiratoires), elles peuvent aussi s’avérer utiles par exemple en cas d’anxiété, de déprime, de surmenage ou de deuil. Elles peuvent accompagner différentes étapes de la vie, allant du trac avant un examen aux répercussion psychologiques d’une maladie, en passant par des projets intimidants ou encore différents blocages émotionnels ou une période de surmenage.


Nb : Le terme d’Olfactothérapie est une thérapie brève, dont le terme a été déposé par Gilles Fournil.

Une discipline étroitement liée à l’aspect psychologique

Essence-même de la vie, la respiration nous met quotidiennement en contact avec une multitude d’odeurs. Depuis notre plus jeune âge, nous respirons l’odeur de notre maman, des aliments que nous mangeons (aussi par la voie rétro-olfactive), des crayons de couleur, de la peinture fraîche, des parfums utilisés en cosmétique, des fleurs du jardin ou décorant une cérémonie... Autant d’odeurs qui peuvent marquer nos souvenirs.


Car en effet, respiration et odorat ont le même organe en commun : le nez. La reconnaissance chimique de l’odeur s’effectue dans la cavité nasale, via les récepteurs des cellules olfactives. Le message sera transformé en influx nerveux, impliquant le système limbique. Le système lymbique traite les informations émotionnelles comme la peur, l’agressivité ou le plaisir. Il participe également à la formation de la mémoire à long terme. Au sein du système limbique on retrouve l’amygdale, qui permet de reconnaître et de caractériser une émotion. Mais le processus d’association d’une odeur à une émotion se fait instantanément, bien avant de reconnaître consciemment l’odeur en question. Ne vous est-il jamais arrivé de vous souvenir soudainement d’un événement ou d’être soudainement en proie à une émotion, avant d’avoir pu identifier l’odeur qui en était responsable ? C’est l’aspect émotionnel qui se présente avant l’analyse cognitive consciente de l’odeur. Pour reconnaître un aliment avarié, vous n’aurez pas besoin de passer des heures à mettre des mots sur les odeurs qui s’en dégagent. Les réflexes de recul et de dégoût (émotion) seront immédiats, vous permettant probablement d’éviter une situation dangereuse.


Emotions et senteurs sont donc étroitement liées. C’est ce que les travaux de Patty Canac mettent en évidence, à travers son expérience à l’hôpital de Garches avec les personnes ayant subi des traumatismes cérébraux. Pour aider ces personnes à retrouver la mémoire et se réapproprier leur histoire, elle s’est renseignée sur les odeurs qui les ont marquées personnellement. A l’aide de ses petites fioles de liquides odorants, elle leur a proposé ces senteurs familières permettant à certains de retrouver des pans entiers de leur mémoire.


A mon tour, j’ai également eu l’occasion de proposer des activités autour des senteurs et des souvenirs à des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. En plus d’être un moment ludique, cette activité a permis à certains de s’évader en créant un moment d’échange valorisant et de stimuler la mémoire. Un moment riche, aussi pour moi !


L’odorat est donc un sens que nous avons tous en commun, et dont nous avons pourtant une appréciation très personnelle grâce à notre vécu. Travailler avec des senteurs permet de proposer une prise en charge personnalisée, offrant un point de départ pour libérer la parole.

En olfaction

Si les odeurs sont déjà dotées de pouvoirs aussi puissants, imaginez les possibilités qui s’offrent à nous lorsqu’on les associe aux propriétés thérapeutiques des huiles essentielles. Pour ce faire, c’est principalement la voie olfactive qui sera utilisée. On observera donc une action subtile (traitement de l’information olfactive via le système lymbique), ainsi une action physique (passage dans le sang d’une infime quantité de molécules aromatiques via le système respiratoire).


Mais les huiles essentielles ne se résument pas à l’addition de molécules aux vertus séparément définies, c’est bien l’ensemble de ces molécules, le totum de la plante, et les interactions entre les différentes molécules qui lui confèrent sa spécificité. Spécificité qui peut s’élever jusqu’à un certain niveau, plus subtil. Chaque plante a sa symbolique, profondément ancrée depuis qu’elle a croisé le regard de l’homme. Chacun de nous, en plus de son expérience avec telle ou telle odeur semble avoir imprimé une image archétypale des plantes aromatiques. Ainsi, le Cyprès toujours vert par sa verticalité et son sommet s’élevant vers les cieux symbolise le passage vers l’au-delà. La coloration constante de son feuillage tout au long de l’année et sa grande longévité (une centaine d’années) l’associent à l’éternité. On comprend mieux dès lors pourquoi les hommes l’ont traditionnellement utilisé pour ornementer les cimetières.


La voie cutanée et la voie interne

On sort ici du domaine de l’Aromachologie (qui n’utilise que la voie olfactive), pour revenir à celui de l’Aromathérapie au sens large.


Il est possible de compléter les effets de certaines huiles essentielles sur le système nerveux central via une application cutanée (la plupart du temps en dilution dans une huile végétale), ou à l’aide de la prise d’hydrolats en interne par exemple. Les hydrolats sont les « résidus » de la distillation, et sont composés d’eau et de traces hydrophiles d’huiles essentielles. Ceux-ci ont l’avantage de présenter très peu de risques liés à leur utilisation, tout en ayant une action thérapeutique. Certaines huiles essentielles peuvent également être prises par voie orale, sur les conseils d’une personne compétente.


A la croisée des chemins entre le monde des émotions et celui des plantes, l’Aromathérapie et l’Aromachologie offrent des possibilités de prise en charge multiples. Passionnée par ces univers, je m’aperçois avec le recul avoir toujours orienté mes choix de lectures et d’orientation professionnelle dans leur direction. Aujourd’hui cette passion se concrétise, et je suis très heureuse de pouvoir partager avec vous à son sujet.


J’espère vous avoir aidé à clarifier ces deux domaines et les possibilités d’accompagnement qu’ils offrent. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser par mail ou sur les réseaux sociaux, j’y répondrai avec plaisir.


Nb : il est important de préciser que ces disciplines ne se substituent aucunement à un diagnostic médical, ni à une prescription médicale.


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Rendez-vous Parfumé n°5 : Jasmin

Je vous ai proposé sur Instagram et sur Facebook de choisir le thème de ce Rendez-vous Parfumé, et j’ai reçu de très jolies propositions que je conserve précieusement pour les prochains articles. Aujourd’hui, j’ai retenu l’idée de l’une d’entre vous de parler du Jasmin. C’est de la fleur que l’on extrait une absolue aux vertus thérapeutiques sur le corps et l’esprit.

Originaire d’Asie centrale et de Perse, il a été introduit en France au 16ème siècle. Le Jasmin s’est parfaitement adapté, pour conquérir les cœurs et les nez. Il est aujourd’hui notamment cultivé à Grasse, et a fait le succès de grands parfums.


Si l’on dirige ses rameaux souples le long d’un support, il grimpe docilement sur l’emplacement que l’on lui a réservé. Dans le langage des fleurs, il est donc rattaché à l’amabilité (Barrau, V., 2018). Symboliquement, il évoque la douceur par sa couleur blanche, mais aussi la sensualité grâce à sa superbe senteur enivrante (Barreau, V., 2018). Ses fleurs sont cueillies avant l’aube, et nécessitent ensuite une prise en charge dans les plus brefs délais. L’absolue est obtenue par enfleurage puis extraction à l’aide de solvants volatils.


Impressions olfactives

La première image qui me vient en tête lorsque je sens du Jasmin, c’est un thé fumant et délicieusement parfumé aux notes florales douces. Un côté foin m’intrigue, j’en raffole. Ce sont les feuilles sèches de thé vert en vrac, que j’associe automatiquement au jasmin. Je me concentre sur la fleur, aux accents délicats et ronds. Je visualise bien sûr sa couleur blanche, symbole de pureté, de lumière et d’initiation. Je pourrais passer des heures à sentir l’essence absolue de Jasminum grandiflorum que j’ai entre les mains. C’est une « odeur-maison », c’est-à-dire que lorsque je la détecte, je me sens chez moi. Elle crée un cocon sécuritaire, une bulle de bien-être. A la manière d’un parfum que l’on choisit de porter tous les jours, jusqu’à l’incarner et le confondre avec sa propre odeur, je choisis le Jasmin.


Propriétés thérapeutiques

Apaisant, le Jasmin calme les tensions nerveuses (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Il favorise le sommeil et son effet antispasmodique est utile en cas de toux (Debuigne, G., Couplan, F., 2016).


Des fleurs de Jasmin macérées dans de l’huile permettent de faire des frictions contre les douleurs et les paralysies nerveuses (Debuigne, G., Couplan, F., 2016).


Olfaction

Le Jasmarticle24.phpin permet la sécrétion d’encéphaline. Il s’agit d’un neurotransmetteur inhibiteur de la douleur, dont les récepteurs sont situés dans l’amygdale (Juillet, P. 2000). Cette dernière est impliquée dans le contrôle des émotions (Juillet, P. 2000).


Souffle fleuri et chaleureux, le Jasmin établit un climat de confiance propice à la relaxation. C’est ce mécanisme qui lui offre des vertus aphrodisiaques. Il réveille des émotions positives, semant les graines d’un renouveau. C'est la fleur du printemps symbolique, de la renaissance.


N’hésitez pas à venir me faire part de vos impressions et appréciations concernant le Jasmin. Les Rendez-vous Parfumés sont un moment d’échange, qui se font pour l’instant sur Instagram et sur Facebook. La section commentaires du site sera bientôt créée, j’ai hâte de lire vos retours ici !


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Sources

  • Barrau, V., (2018). Le langage secret des plantes. France: Artémis Editions.
  • Debuigne, G., Couplan, F., (2016). Le Petit Larousse des plantes qui guérissent. (IIe éd.). Paris, France: Larousse.
  • Juillet, P., (2000). Dictionnaire de psychiatrie. Paris : CILF.

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Extraits aromatiques au service du foie

Le printemps est arrivé, avec la promesse des beaux jours et d‘une renaissance symbolique. C’est le moment de clore un chapitre, celui d’un hiver parfois rude, auquel notre organisme a dû s’adapter. Le manque de luminosité, les fêtes et leurs excès, une alimentation plus riche et réconfortante, parfois une petite déprime saisonnière... Avec le printemps apparaît une nouvelle page, que l’on s’apprête à écrire dans la continuité de notre chemin de vie.

Vous avez probablement remarqué ce changement de luminosité, qui remet la machine en marche. Les rayons du soleil caressent la peau, la rétine capte le changement de luminosité, l’organisme se régule. On se sent plus léger, de meilleure humeur. Parfois, on peut ressentir le besoin de donner un petit coup de pouce à son organisme pour l’aider à se délester des toxines accumulées les derniers mois. En Naturopathie, on parle de drainage des émonctoires (poumons, peau, intestins, foie, reins). On aide l’organisme à se réguler en le libérant de ses déchets. Bien au-delà d’un effet de mode, c’est un réflexe perpétué au fil du temps, souvent instinctivement initié aux changements de saison (printemps et automne, principalement). Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les bienfaits de quelques huiles essentielles sur la sphère hépatique.


Nous n’allons pas débattre ici de la nécessité, parfois controversée, de faire une cure « detox ». J’ai envie de faire appel à l’instinct de chacun, sur la nécessité individuelle d’effectuer une cure dépurative, qu’elle soit de saison ou ponctuelle et en tenant compte de ses éventuelles contrindications. À la suite d’une longue maladie, d’un traitement médicamenteux au long cours, après quelques excès alimentaires, il se peut que le foie soit engorgé. La nature est fort bien faite, car elle met à notre disposition des plantes permettant de drainer, de protéger et même parfois de participer humblement à la régénération de cet organe.


Précautions

Notez qu’en cas de traitement médicamenteux en cours, d’une pathologie chronique ou affectant la sphère digestive en particulier, un avis médical est indispensable. Les huiles essentielles qui suivent ne sont pas conseillées pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants. En cas de doute, faites-vous systématiquement conseiller par un professionnel de la santé. Notez également qu’une telle démarche n’a de sens que dans le cadre d’une alimentation équilibrée, et d’un exercice physique régulier.


Dans le cadre d’une action sur les voies digestives, il peut être envisageable de prendre les huiles essentielles que je vais aborder en interne, en sublingual ou par voie orale. Par mesure de précaution, diluez toujours une huile essentielle dans une cuillère à café d’huile végétale (olive, tournesol, colza, noyaux d’abricot…), et référez-vous aux conseils d’une personne compétente pour établir la posologie.


Mais alors, quelles sont les huiles essentielles à privilégier ?


Le Citron Jaune zest

Drainante hépato-rénale, son huile essentielle est utile en cas de légère insuffisance digestive et hépatique (Badoux, D., 2017). Ses propriétés antiseptiques la rendent appréciable dans le cadre d’une période de maladies virales contagieuses (Badoux, D., 2017).


Légère fluidifiante sanguine, elle a également une action sur l’insuffisance veineuse (Badoux, D., 2017) et la prévention des accidents d’origine hypertensive ou diabétique (Pierre Franchomme-lab, s.d.). Attention donc en cas de médication anti-coagulante, la prise orale de cette huile essentielle devra se faire à des doses très faibles et dans le cadre d’un avis médical.


Notez également que cette huile essentielle est photosensibilisante, évitez toute exposition au soleil après une application cutanée. Légèrement irritante, on évitera de l’utiliser pure.


Cette huile essentielle est appréciée en Aromathérapie pour son effet hépatoprotecteur, et il relance le métabolisme de façon générale.


Carotte Cultivée (semences)

Régénératrice hépatocellulaire, elle est également légèrement drainante du foie et des reins (Baudoux, D, 2017). Amie de la sphère hépatique, elle est utile en cas de surcharge du foie, séquelles d’hépatite ou de cirrhose (Baudoux, D., 2017).


Hypertensive, tonique du système nerveux, elle active la circulation sanguine (Baudoux, D., 2017).


Outre sa capacité à drainer les résidus et les toxines de l’organisme, elle a la particularité d’avoir une action sur les ulcères gastriques liés à la présence d’helicobacter pilori (Baudoux, D., 2017). En association avec d’autres huiles essentielles, elle pourrait ainsi compléter un traitement allopathique (Baudoux, D., 2017) dans le cadre d’un conseil médical.


Livèche (racine et rhizomes)

Detoxifiante, elle a une action drainante sur les voies biliaires (Pierre Franchomme-lab, s.d.). Elle a une remarquable action antitoxique, qui lui confère des vertus intéressantes en cas d’empoisonnement (Pierre Franchomme-lab, s.d.). Cette propriété ne dispense pas d’une intervention médicale!


Elle permet de lutter contre le psoriasis, a une action anticoagulante légère et des propriétés anti-infectieuses (Pierre Franchomme-lab, s.d.). Elle est diurétique, vermifuge et anti-fermentaire (Baudoux, D., 2017).


Positivante, elle est neurotonique et permet de lutter contre l’asthénie (Pierre Franchomme-lab, s.d.).


Elle est particulièrement recommandée par Dominique Baudoux (2017), pour un nettoyage profond et efficace des émonctoires, sur un organisme métaboliquement encrassé. Dans un contexte de surconsommation générale et alimentaire, ou lors d’un changement de saison et d’alimentation, cette huile essentielle peut donc s’avérer particulièrement utile.


J’ai d’ailleurs envie de vous recommander cette recette apéritive et drainante du foie, conseillée par David Sotto, Conseiller et formateur en Aromathérapie Personnalisée.

Il vous faut:

  • Du jus de tomate
  • 1 goutte d’huile essentielle de Livèche racine
  • 1 cuillère à café d’huile d’olive
  • 1 feuille de Basilic fraîche
  • Sel, poivre, selon le goût de chacun

Diluez la goutte d’huile essentielle de Livèche racine dans la cuillère à café d’huile d’olive. Mélangez au jus de tomate (un verre), et ajoutez la feuille de Basilic. Ajoutez un peu de sel, de poivre selon votre goût. Bien mélanger. Ce mélange est à prendre en apéritif une fois par jour, pendant 3 semaines.


David Sotto conseille ce mélange afin d’épurer le foie, afin de permettre une relance optimale de son fonctionnement par exemple après l’arrêt d’un long traitement médicamenteux. Elle permet également de se remettre d’une pathologie virale, ayant affecté la sphère hépatique. Son goût prononcé de céleri peut en rebuter certains, mais je dois reconnaître pour l’avoir testé personnellement que l’association des différentes saveurs est réussie ! On est loin du traditionnel jus vert et parfois tristounet gustativement parlant. Si son approche d’une Aromathérapie de terrain humble et efficace vous parle, en évitant les effets de mode de certaines huiles essentielles (j’ai failli tomber dans le panneau en abordant l’écriture de cet article, merci David !), je vous invite à visiter son site : http://www.essencesdelanature.fr


Vous remarquerez que conformément à ma réflexion initiée dans mon dernier article, j’ai sélectionné des huiles essentielles récoltées et cultivables dans un périmètre que je qualifierais de raisonnable. Je souhaite aller dans le sens d’une Aromathérapie la plus respectueuse possible de l’environnement, en privilégiant l’utilisation de plantes cultivées plus localement et de façon raisonnée.


J’espère que cet article printanier vous aura plu. L’écrire m’a rappelé qu’il est temps de me concentrer sur un nouveau Rendez-vous Parfumé… Cette fois je vous fais participer pour le choix du thème, sur Instagram!


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Sources

Vers une aromathérapie plus écologique

Je me suis tournée vers les huiles essentielles depuis de nombreuses années, d’abord par curiosité et puis suite à l’observation de leur efficacité. C’est la volonté de me soigner au naturel, avec un impact moins négatif sur mon corps et l’environnement qui ont achevé de me convaincre. Bien que l’on puisse parfois leur reprocher une certaine toxicité à plusieurs niveaux et que certaines précautions doivent être observées, leur complexité nous offre un soin holistique, aux vertus thérapeutiques corporelles et mentales.

Il n’est donc pas étonnant que nous assistions à un véritable engouement face aux extraits aromatiques. Il est extrêmement facile de se procurer des huiles essentielles, mais comment faire les bons choix ? Je consacrerai un article aux critères permettant de reconnaître une huile essentielle de qualité, mais je constate que pas mal d’articles abordent déjà ce sujet. Par contre, j’aimerais mettre l’accent sur un aspect qui m’est cher et dont on entend beaucoup parler en ce moment : l’écologie. On parle cependant assez peu de l’incidence du choix de ces extraits aromatiques sur l’environnement. Est-il logique de choisir un moyen de se soigner plus naturel, si c’est pour faire venir des huiles essentielles de l’autre bout du monde ? Et l’empreinte carbone alors ? Et la surexploitation ?


Loin de moi la volonté de dénigrer l’usage d’huiles essentielles à base de plantes exotiques. La nature nous offre des trésors d’efficacité, il est merveilleux d’y avoir accès. Mais justement, et si on considérait cela comme un bijou, un trésor, et non pas un produit de consommation de la vie courante ? Et si le Ravintsara était en danger? Et si le Bois de rose avait une alternative non menacée d’extinction ?


Je m’inspire pour cette réflexion d’une des premières alternatives écologiques non écologiques dont j’ai pris connaissance : les noix de lavage. Elles sont produites en Inde et au Népal et sont utilisées pour le nettoyage, notamment du linge, en raison de la saponine qu’elles contiennent naturellement. L’eau déversée après une lessive aux noix de lavage est certes plus biodégradable. Mais pourquoi aller chercher à l’autre bout du monde, ce que l’on peut trouver en poussant la porte d’à côté ? Pire, la surexploitation de ces noix liée à l’exportation pourrait en priver les populations locales (Consoglobe, 2017) !


Vivant en Belgique, je peux facilement me procurer du savon de Marseille, spécialité du pays voisin. Ou encore du savon noir… Le même raisonnement peut s’appliquer aux huiles essentielles. Puisque nous sommes conscients de la nécessité de diminuer notre empreinte carbone, intéressons-nous aux huiles essentielles dont la récolte et la fabrication se font plus localement.


Que faire ?

C’est assez simple. Une huile essentielle de qualité renseigne toujours le pays de provenance de la plante. Privilégiez les huiles essentielles fabriquées près de chez vous, j’entends par là votre pays de résidence ou les pays limitrophes voire peu éloignés. Les huiles essentielles sont composées d’une multitude de molécules, leur permettant d’être efficaces sur de nombreuses problématiques. Bien souvent, une huile essentielle rare, chère ou provenant de l’autre bout du monde peut avoir une alternative moins onéreuse et produite plus près de chez vous. Il faut dès lors bien se renseigner, ou demander conseil à une personne compétente pour vous orienter dans votre choix.


Faut-il totalement éviter les huiles essentielles provenant des pays lointains ?

De mon point de vue, non. Certaines plantes aux vertus exceptionnelles poussent à des milliers de kilomètres de la Belgique, et dans certaines situations il se peut qu’elles soient irremplaçables. Veillez à en faire une utilisation exceptionnelle, et n’oubliez pas la préciosité du petit flacon que vous avez entre les mains. La clé d’une consommation plus responsable est une consommation raisonnée. Faire venir du Tea Tree d’Australie pour traiter vos boutons enflammés n’est peut-être pas nécessaire. Une Lavande française sera par exemple une belle alternative.

Quelques exemples d’huiles essentielles à éviter ?

D’une récolte à l’autre, d’une année à l’autre, les données concernant les espèces menacées peuvent varier. Je peux cependant vous parler de quelques plantes à laisser tranquilles en ce moment.


Le Bois de rose ou Aniba rosaeodora, pousse en Amazonie ou en Guyane et est malheureusement une espèce menacée. Sa surexploitation vient de son succès en parfumerie et en ébénisterie (Passeport Santé, 2019). Des solutions sont mises en place pour la préservation de cet arbre précieux, comme la réimplantation dans son milieu naturel ou l’utilisation d’une partie plus durable de l’arbre pour la distillation comme les rameaux feuillus (Passeport Santé, 2019). Pour participer à sa préservation, il est possible de se tourner vers une huile essentielle aux propriétés thérapeutiques très similaires : le Bois de Hô (Cinnamomum Camphora CT linalol). Certes, ce dernier est cultivé en Chine, mais si l’on ne peut se passer des qualités du Bois de rose il s’agit tout de même d’une alternative plus durable car non menacée. Par contre au niveau bilan carbone, on peut clairement faire mieux.


C’est un peu le même problème avec le Ravintsara (Cinnamomum camphora CT cinéole), qui en raison de sa surexploitation est menacé de disparition. A Madagascar, ce sont les racines de cet arbre qui sont souvent utilisées pour obtenir l’huile essentielle, car elles offrent un meilleur rendement. Il reste alors moins de pieds d’une année à l’autre pour la culture, alors que la demande ne cesse d’augmenter. On peut remplacer le Ravintsara par le Saro (ou Mandarasarotra de son nom complet, Cinnamosma fragrans). Cet arbre pousse également à Madagascar, mais ce sont les branches qui sont taillées et elles repoussent facilement.


Le Tea Tree d’Australie. En raison du succès colossal et des conditions climatiques délicates (sécheresse, incendies), il n’est pas possible de faire face à la demande de production de cette huile essentielle. Elle est alors surexploitée dans son pays d’origine, et sa culture s’exporte. Du Tea Tree de qualité est cultivé en Afrique, mais dans les deux cas pensez au bilan carbone…


Conclusions

Cet article constitue une base de réflexion par rapport à la consommation des huiles essentielles. Il s’agit d’un sujet complexe, car si l’importation de ces produits affiche un bilan carbone préoccupant à mon sens, il permet probablement de répartir les besoins mondiaux en huiles essentielles et l’exploitation des ressources.


Peut-être que la clé réside, comme pour de nombreux sujets, dans une logique de décroissance. Peut-être n’avons-nous pas besoin de manger des bananes et des mangues dans n’importe quel pays et à n’importe quelle saison alors que nous cultivons des fruits locaux et de saison délicieusement vitaminés. Peut-être n’avons-nous pas besoin de faire venir des plantes exotiques, lorsque nous disposons plus localement de plantes efficaces. Peut-être pouvons-nous respecter ce que la nature nous offre, au moment où elle nous l’offre.


J’utilise moi-même encore des huiles essentielles provenant de plantes exotiques, et lorsque je le fais elles proviennent au moins d’entreprises belges. Mais je pense qu’il ne s’agit pas d’une solution à long terme, et j’aimerais valoriser à travers mon blog et mon activité une aromathérapie plus écologique. Et si chaque métier faisait son examen de conscience écologique ?


Sources

Rendez-vous parfumé N°4 : Thym

Frais, piquant et rustique. Le thym est reconnaissable entre mille. Je froisse quelques unes de ces petites feuilles formant des étoiles entre mes doigts, et c’est un parfum puissant et aromatique qui s’en dégage. Mes yeux descendent le long des fines tiges, qui s’épaississent et sont portées par une base boisée. C’est exactement ça au nez : du végétal boisé aromatique, un départ vif et fusant qui finit par s’ancrer dans le sol. Un parfum rustique qui transcende les préparations culinaires les plus fines. La fraîche chlorophylle et la plante qui se défend, dégainant son spray poivré ! Ne pas se fier à sa frêle apparence, Thymus ne rigole pas avec les bactéries et les virus ! Ca tombe bien, même si le printemps a déjà pointé le bout de son nez, l’hiver n’a pour autant pas encore tiré sa révérence.

Une espèce, plusieurs chémotypes

Les Thyms présentés dans le cadre de cet article sont issus de l’espèce Thymus vulgaris (Thym vulgaire). En fonction du milieu dans lequel la plante se développera, elle produira certaines molécules en plus grande quantité. La molécule présente en majorité désignera le chémotype de la plante. Ainsi nous parlerons de Thymus vulgaris CT (= chémotype) Thymol (ou Thym vulgaire à thymol), Thymus vulgaris CT linalol (Thym vulgaire à linalol) et Thymus vulgaris CT thujanol (Thym vulgaire à thujanol). Ces molécules présentant des actions spécifiques, leur prédominance peut donc renseigner sur les indications thérapeutiques de l’huile essentielle. Concentrons-nous sur les bienfaits de chacune de ces huiles essentielles.


Thym vulgaire à thymol

Il s’agit d’une huile essentielle aux propriétés anti-infectieuses très puissantes, à large spectre d’action (Baudoux, D., 2017). C’est un tonique et stimulant général, antalgique et antiseptique (Baudoux, D., 2017).


Elle est indiquée dans le traitement de toutes les infections, en toutes localisations (Baudoux, D., 2017). Très intéressante dans le cadre : des pathologies pulmonaires (bronchites, pneumonies, grippes), cutanées (abcès, plaies infectées, escarres), urinaires (cystites, pyélonéphrites), intestinales (amibiase, ténia, dysenterie, candidose), ainsi que les maladies nosocomiales (Baudoux, D., 2017). En raison de son large spectre d’action, c’est une huile essentielle qui peut se révéler très intéressante contre la maladie de Lyme (Baudoux, D., 2017).


Attention, en raison de la dermocausticité de cette huile essentielle, il est important de la diluer dans une huile végétale à hauteur de 20% minimum (vous pouvez encore la diluer davantage). Il est déconseillé de l’utiliser sur de longues durées (plus de 5 jours d’affilée sans avis médical), en raison de sa toxicité sur le foie. Elle est également à éviter chez les enfants de moins de 30 mois, ainsi que chez la femme enceinte ou allaitante (dans ce dernier cas son utilisation est possible, mais pas sans avis médical).

Sur le plan psycho-émotionnel, il permet d’aller puiser au plus profond de soi l’énergie dont on dispose afin de la mobiliser. Par sa rusticité il évoque et stimule la force vitale nécessaire pour aller de l’avant.


Véritable panacée, c’est l’artillerie lourde à ne pas mettre entre toutes les mains! Mais rassurez-vous… Il existe des huiles essentielles de Thym vulgaire plus faciles d’utilisation !

Thym Vulgaire CT thujanol

A l’inverse du Thym à thymol, le Thym à thujanol demande beaucoup moins de précautions d’utilisation. Il a même un effet régénérant sur les cellules du foie, et est particulièrement bien toléré par la peau et les muqueuses (Baudoux, D., 2017). Il est possible de l’utiliser chez les bébés, les femmes enceintes et allaitantes mais toujours dans le cadre d’un avis médical.


Il est anti-infectieux à large spectre d’action, activateur de la circulation sanguine (Baudoux, D., 2017). Il a la particularité d’être immunostimulant.

Il sera utile pour traiter des infections de la sphère ORL (sinusites, otites, rhinopharyngites), de la sphère respiratoire (angines, bronchites, grippes), urinaire et gynécologique (cystites, vaginites, salpingites), les stomatites, gingivites, syndrome de Reynaud, dermites, acné et plaies infectieuses (Baudoux, D., 2017). Il est particulièrement conseillé dans le cadre des hépatites virales (Baudoux, D., 2017).

Au niveau psycho-émotionnel, c’est un neurotonique à l’effet effet équilibrant sur le système nerveux. C’est un moteur, il vous aidera à passer à l’action.


Le seul défaut de cette huile essentielle est sa rareté, il pourra donc être souvent remplacé par le Thym CT linalol.


Thym vulgaire CT linalol

Avec son orientation vers la sphère respiratoire, ce Thym peut également facilement être utilisé dans certaines conditions chez le bébé, la femme enceinte et allaitante (toujours avec un avis médical).


Anti-infectieuse à large spectre, elle est davantage tonique que le Thym à thujanol. Au niveau cutané, elle est tonique et astringente (Baudoux, D., 2017). Elle permettra également de traiter psoriasis, verrues, rides et ridules.


Elle est indiquée dans le traitement des infections de l’estomac (stomatites candidosiques, des gastrites, entérocolites) et uro-génitales (cystites candidosiques, pyélonéphrite => avis médical indispensable, vaginite candidosique). Elle permet de faire face à la bronchite ainsi que la fatigue qui en découle, grâce à ses propriétés toniques. Pour ces raisons, elle est également indiquée en cas de fatigue nerveuse.

Sur le plan psycho-émotionnel, c’est donc une huile essentielle revitalisante mais dans l’apaisement. Elle équilibre les émotions, permettant une ouverture aux autres. Elle peut se révéler intéressante dans le cadre d’un travail sur l’estime de soi.


Il reste le Thym vulgaire CT géraniol, qui a les particularités d’être un antifongique très efficace et de favoriser l’accouchement (utéro-tonique) (Baudoux, D., 2017). Cependant, à moins d’avoir une peau très sensible (et dans ce cas, préférez le Thym à géraniol) on lui préfère souvent le palmarosa qui est moins onéreux.


J’ai choisi de vous parler aujourd’hui du Thym, car c’est une plante qui se cultive dans nos contrées (plus ou moins éloignées). J’aimerais prochainement faire le lien dans un article entre deux thématiques qui me sont chères : les huiles essentielles et l’écologie. Si partager une réflexion autour d’une utilisation responsable des huiles essentielles vous intéresse, restez connectés. En attendant, profitez bien du soleil qui nous est offert en cette période pourtant hivernale.


N.B. : si vous souhaitez utiliser une huile essentielle sur un bébé, une femme enceinte ou allaitante, sachez que certains dosages et modes d’administration sont à respecter. Je ne précise volontairement pas lesquels ici, car je préfère vous encourager à demander un conseil personnalisé auprès d’un professionnel de la santé. Cet article ne remplace pas un avis médical. Agissez toujours avec prudence, et consultez un médecin en cas de persistance des symptômes.


Sources

  • Baudoux, D., 2017. Aromathérapie. Biochimie des molécules. Propriétés pharmacologiques. Indications thérapeutiques. 100 huiles essentielles. Paris, France : Dunod.

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Rendez-vous parfumé N°3: THE WOODS BEGINNING, Brooklyn Soap Company

Je vous avais promis une composition parfumée pour ce nouvel épisode. C'est chose faite, avec ce parfum naturel et vegan, aux notes chaleureusement boisées. Il s'agit d'un parfum créé pour les hommes, par une marque à l'univers élégant et moderne. Mais c'est l'occasion de faire plus ample connaissance: je ne m'arrête pas volontiers à une étiquette, et lorsque je tombe sur un univers qui me plaît, je pars à sa découverte. Let's go!

Petit rappel...

Je vous poste régulièrement une photo d'un sujet naturel parfumé (une fleur, des feuilles, une écorce, une composition parfumée...). Je vous livre mes impressions, et si ça vous dit vous pouvez partager les vôtres. En prime, je détaille sur le blog quelques extras comme par exemple les propriétés ou la symbolique de la plante/fleur/écorce/résine, l'univers du parfum... Bref, on papote.


La philosophie de la marque

La marque Brooklyn Soap Company se caractérise par la volonté de développer des produits de bonne qualité, sans produits chimiques et problématiques. L'accent est mis sur la création de produits de haute qualité, spécialement adaptés aux besoins des hommes. Ils partent du constat que jusqu'à présent, les produits d'hygiène pour hommes ont été négligés. En réponse à cela, ils se sont spécialisés dans des produits d'hygiène et de soins masculins.


Description du produit

  • Un parfum masculin, créé pour l'homme intemporel
  • Senteur unique et complexe, développée par le parfumeur parisien Mark Buxton
  • Un parfum qui est présent, sans perdre en nuances
  • Arômes de mandarine, noix de muscade, absinthe, myrrhe, ambre jaune et musc
  • Résultat: une senteur hypnotique, rafraîchissante, épicée et fleurie

Mes impressions

Un parfum boisé comme je les aime. Il n'est pas sans me rappeler par moments Filles en Aiguilles de Serge Lutens.

Je suis dans la forêt, où se produisent des choses mystérieuses. Elle est étrangement calme, je suis sereine. Je marche dans ce milieu dense et humide, à côté de moi les conifères libèrent leur parfum à travers leurs aiguilles et leur bois. J'aperçois une clairière au loin, les effluves aromatiques du thym fusent mélangées au poivre. C'est puissant, comme un enchantement. J'entends des éclats de rire, des femmes dansent autour d'une statuette en bois. Vêtues de capes bleues, et leurs paniers remplis de plantes aux mille vertus, elles prononcent des incantations au milieu des fumigations d'aromates, de bois, d'écorces d'agrumes et de fleurs. C'est le commencement d'un rituel.

Femmes libres et affirmées, elle perpétuent des traditions et un savoir ancestraux presque disparus suite aux massacres qu'elles ont connus par le passé. Druidesses, sorcières, femmes...

The Woods Beginning de Brooklyn Soap Company, c'est un merveilleux parfum masculin de caractère, qui plaira peut-être à celles et ceux qui apprécient les potions boisées aromatiques, épicées et élégantes. Au bout d'un moment il s'adoucit et se musque. On s'est éloigné du spectacle, mais le souvenir de ce moment magique reste intact.

Cet été, j'ai découvert la marque grâce à Friendly Beauty, avec leur autre parfum The Woods New Level. Celui-ci est plus doux et musqué, au bois clair et sec. Deux coups de coeur, à la composition naturelle et vegan, fabriqués en Allemagne. Des produits soigneusement conçus pour les hommes, que personnellement je n'ai donc pas peur de détourner bien que je trouve super qu'une marque développe des produits de qualité pour ces messieurs. Mais après tout, la forêt accueille tout le monde :)


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Huiles essentielles: précautions d'emploi

Les huiles essentielles ont la cote, on voit fleurir un peu partout des posts et des articles offrant quelques astuces pour mieux passer l'hiver. Etant étudiante en Aromathérapie, je trouve cela formidable car je commence à connaître les trésors de bienfaits qu'elles peuvent offrir. Mais gardez à l'esprit qu'une huile essentielle est un concentré d'actifs, que certaines molécules qu'elles contiennent peuvent être irritantes, et parfois même toxiques. Tout est donc une question de précautions d'utilisations, de dosages et de connaissances. Voici quelques précautions d'emploi, que j'aimerais partager avec vous.

Bébés, enfants, femmes enceintes et allaitantes

On le lit partout, les huiles essentielles sont déconseillées chez les bébés, enfants, femmes enceintes et allaitantes. Il s'agit d'une mesure de précaution, destinée à protéger des organismes qui ne sont pas prêts à recevoir la puissance des huiles essentielles. En effet, le foetus, le nourrisson, le bébé et les jeunes enfants n'ont pas un système physiologique assez mature pour les assimiler. Imaginez l'effet d'une huile essentielle neurotoxique sur un système nerveux en développement... Sans compter que certaines huiles essentielles sont abortives. Mais rassurez-vous, certaines huiles essentielles sont autorisées dans les cas que je viens de citer, mais toujours dans le cadre d'un contrôle médical.


Dilution dans un huile végétale

Bien sûr, on peut parfois dégainer une huile essentielle en cas de rhume, en automédication. Mais il faut alors être particulièrement prudent. Le second conseil que j'ai envie de vous donner, c'est de jamais ingérer une huile essentielle diluée dans du miel. Ni dans de l'aloé vera, ni sur du pain ou que sais-je. Ce sont des astuces pourtant très répandue, et même donnée dans certains livres consacrés à l'Aromathérapie. Pourtant, une huile essentielle ne peut se diluer dans autre chose qu'un corps gras. Le miel ne contient pas de lipides, donc l'huile essentielle aura une action assez "brutale" au contact des tissus et des organes digestifs car elle sera pure. Pour peu que ce soit une huile essentielle potentiellement irritante, bonjour les dégâts...

Si vous avez la chance d'éviter ces désagréments, vous vous retrouverez tout de même avec une action assez forte de l'huile essentielle, peu répartie dans le temps. Diluer l'huile essentielle dans un corps gras permet d'éviter un contact trop direct avec les tissus, et d'obtenir une action plus douce et mieux répartie dans le temps (plus efficace et plus sécuritaire).

Qu'est-ce que j'entends par "corps gras"? Une huile végétale (huile d'olive, huile de tournesol, huile de colza, ...) ou du beurre (végétal ou non, mais dans ce dernier cas c'est plutôt pour dépanner). Bien sûr, j'ai déjà pris moi-même une ou deux gouttes d'huile essentielle de Tea Tree dans du miel, pour traiter un mal de gorge et cela sans problèmes. Certaines huiles essentielles sont par ailleurs mieux tolérées que d'autres, et leur utilisation est plus simple. Mais lorsqu'on utilise des extraits aromatiques puissants, il vaut mieux agir avec précaution. A fortiori dans le cadre du conseil, la plus grande prudence est de mise.


Les huiles essentielles, une médecine douce?

Vous avez déjà probablement entendu parler des huiles essentielles dans le cadre des médecines douces. Il s'agit plutôt d'une manière alternative de se soigner, qui n'est par ailleurs pas du tout incompatible avec un suivi médical. Au contraire, par exemple dans le cadre d'une maladie chronique, d'un état de santé particulier ou pour les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, le conseiller en Aromathérapie sollicitera l'avis de votre médecin.

Mais pour en revenir à l'aspect "douceur", ne vous méprenez pas! Les huiles essentielles sont des extraits aromatiques puissants, qui sont à manipuler avec prudence. "Tout est poison, rien n'est poison: c'est la dose qui fait le poison", disait Paracelse. En raison de leur possible toxicité sur les organes internes ainsi que des risques d'irritation voire de brûlures sur la peau, il est déconseillé de jouer aux apprentis sorciers avec la première huile essentielle trouvée en magasin. En fonction de l'huile essentielle en question, de ses composants, de l'effet recherché et de vos éventuelles sensibilités/contrindications personnelles, il est plus prudent d'adapter le dosage et le taux de dilution à l'aide d'une personne formée dans ce domaine.


Attention aux simplifications

Vous cherchez à savoir quelle huile essentielle utiliser pour soigner tel ou tel "bobo"? Dans certains livres, on structure parfois le propos en classant les huiles essentielles par famille biochimique en fonction des effets recherchés. Mais gardez à l'esprit que la réalité est plus complexe. Certaines molécules au sein d'une huile essentielle permettront de potentialiser ou de temporiser l'effet d'une autre de ses molécules. Une famille biochimique peut donc avoir des effets assez différents en son sein.

Certaines molécules prises isolément sont par exemple déconseillées aux femmes enceintes, mais lorsqu'elles sont associées à d'autres molécules elles deviennent inoffensives (à doses physiologiques bien sûr) et même plus efficaces! Il ne suffit donc pas forcément d'ouvrir un livre pour savoir quelle famille biochimique est adaptée à tel problème, et piocher dans les huiles essentielles de la liste.

Les classifications par famille biochimique ont bien sûr leur utilité (pour être informé par rapport aux dangers d'une molécule par exemple), mais ne devraient pas dispenser du conseil d'une personne qui pourra donc faire la synthèse de tous ces éléments.


Peut-on prendre une huile essentielle en continu?

Étant donné les risques liés à l'utilisation de certaines huiles essentielles pour certains organes (foie, reins, peau) et pour le système nerveux avec une utilisation à long terme, il est généralement recommandé de ne pas utiliser une huile essentielle en continu (sauf avis médical). Il est préférable de mettre en place un système de fenêtres thérapeutiques, c'est-à-dire que l'on va permettre au corps de faire une "pause" pour éviter de le surcharger. Après avoir observé ce temps de pause, il est possible de recommencer la prise de l'huile essentielle ou de la synergie. La durée de ce temps de pause sera à déterminer avec votre médecin ou une personne formée.

Je n'ai pas l'intention de vous décourager par rapport à l'utilisation des huiles essentielles avec cet article. Au contraire, je compte bien continuer à vous parler de ces précieux flacons qui me passionnent, et à vous détailler leurs vertus. Car si leur puissance confronte à certains dangers, il en résulte une infinité de bienfaits! Je ne souhaite certainement pas non plus diaboliser l'auto-médication, mais ayant lu pas mal de conseils plus ou moins renseignés cette semaine, j'ai eu envie de partager avec vous ces quelques informations générales quant à leur mode d'utilisation. J'espère que cet article vous aura plu, et je pose ça là mais un Rendez-vous Parfumé est en préparation... :)


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Pourquoi utiliser des savons saponifiés à froid?

Puisque l'écologie est un sujet important pour moi, mais que j'ai loupé la Marche pour le climat à Bruxelles (prenez ces quelques orties pour me fouetter. C'est bon pour la circulation sang... Ok, je vais trop loin!)... J'ai envie de vous parler d'un moyen très simple de limiter vos déchets et la pollution des eaux: les savons saponifiés à froid. En plus, ils sont souvent parfumés avec des extraits naturels!

Des substances nocives dans les gels douche classiques

Un savon solide naturel, c'est le fruit d'un procédé chimique alliant une matière grasse (beurre végétal, huile végétale...) et une substance alcaline (Ecoconso, 2018). Le produit ainsi obtenu est assez simple et écologique.

Mais là où le bât blesse, c'est lorsque des produits sont ajoutés dans les gels douches conventionnels, comme des conservateurs, des parfums, des colorants etc. (Ecoconso, 2018). Ces composants peuvent être nocifs pour la santé (certains sont assez irritants, d'autres peuvent provoquer des réactions allergiques), et pour l'environnement (pollution de l'eau, emballages multiples qui sont ensuite rejetés dans la nature) (Ecoconso, 2018). Certains conservateurs sont des perturbateurs endocriniens, qui sont responsables de troubles du développement du foetus, de cancers et quelques uns sont particulièrement allergisants. Pour les personnes cumulant les allergies, sachez que les savons saponifiés à froid on souvent une composition plus simple que les gels douche, évitant ainsi de multiplier les allergènes potentiels.

Les gels douche contiennent de grandes quantités d'eau, qui rappelons-le est une ressource naturelle précieuse. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils contiennent des conservateurs, ce qui n'est pas le cas des savons solides (Consoglobe, 2017). Ces derniers se conservent donc beaucoup plus longtemps (Consoglobe, 2017).

Savons solides: moins d'emballages

C'est très simple à constater: un gel douche est souvent contenu dans un récipient en plastique, qui finit à la poubelle et est rarement recyclé. Votre flacon de gel douche se retrouve bien souvent rejeté dans la nature, où il se dégrade lentement en polluant les sols et l'eau que vous consommez. En effet, de l'eau potable a été prélevée dans 14 pays pour une étude américaine, et on y a retrouvé quasi systématiquement des microparticules de plastique (Geo, 2017). On ne connaît pas encore précisément les effets sur la santé (Geo, 2017). Cependant, des travaux précédents ont montré que ces microparticules pouvaient diffuser dans le corps humain des substances chimiques et des bactéries (Geo, 2017).

Ce qui est certain, c'est que les animaux marins sont également affectés par ces débris, qui finissent par exemple dans l'estomac des baleines, entrainant leur mort. Selon WWF (2018), 90% des oiseaux marins du monde entier ont des fragments de plastique dans l'estomac.

Choisissez donc un savon solide emballé comportant une simple étiquette en papier. Il se dégradera plus vite, et vous aurez beaucoup moins de poubelles à sortir... Si vous souhaitez aller plus loin dans cette démarche anti-plastique, renseignez-vous sur les magasins de vrac près de chez vous, et équipez-vous de contenants réutilisables pour faire vos courses.

Petite astuce pour éviter de jeter le petit bout de savon en fin d'utilisation: collez-le avec un peu d'eau sur le nouveau savon solide. Ainsi, pas de gaspillage.

De la savonnette au savon saponifié à froid

Pour en revenir au savon, on a souvent cette image un peu rétrograde de la savonnette de grand-mère qui rend la peau un peu rêche. Le savon de Marseille, ou celui d'Alep sont des savons saponifiés à chaud (Ecoconso, 2018). Bien que ce procédé consiste à les chauffer lentement pour respecter les huiles qui les composent, ils peuvent ne pas convenir aux peaux sensibles ou sèches car ils contiennent moins de glycérine (Ecoconso, 2018). Mais ils conviennent parfaitement aux peaux normales, ou pour les utilisations suivantes: confection de lessive maison, détachant, nettoyant sol ou multi-usage, nettoyant vaisselle, ...

C'est là que les savons saponifiés à froid surgras entrent en jeu. Leur procédé de fabrication impose de ne pas chauffer les matières qui les composent, ce qui permet de conserver encore plus efficacement les bienfaits des huiles et des beurres végétaux (Ecoconso, 2018). Riches en glycérine, acides gras et antioxydants, ils permettent de conserver voire de restaurer le film hydrolipidique de la peau, que d'autres produits ont plutôt tendance à altérer (Ecoconso, 2018). J'en ai fait l'expérience: ne supportant plus les gels douches traditionnels (peau qui tire, léger eczéma, démangeaisons, peau sèche), j'ai commencé à utiliser des gels douche très doux et à la composition naturelle, avec une nette amélioration. Aujourd'hui, je n'utilise plus que des savons saponifiés à froid. Avec ceux-ci, ma peau est beaucoup plus douce, j'ai moins de tiraillements, d'eczéma et lorsque j'en ressens le besoin j'utilise une huile végétale à la sortie de la douche.

Moments parfumés sous la douche

On en parle, du parfum de ces savons?

Je choisis généralement des savons parfumés aux huiles essentielles (mais il en existe sans parfum, pour les peaux les plus sensibles). Par exemple, pour le moment j'utilise un savon aux notes boisées, qui me transporte au milieu de la forêt le temps d'une douche.

Le savon précédent avait un parfum réchauffant de cannelle, totalement en accord avec la saison.
Cet été j'ai utilisé un savon rafraîchissant au parfum de menthe, ultra réaliste puisque simplement composé de l'extrait de cette plante.

C'en est au point de ne plus supporter plus les senteurs fortes et peu nuancées des gels douche habituels, ultra musqués et synthétiques. Bon ça, c'est à l'appréciation de chacun.

Mes préférés

  • Mon amour pour la forêt m'a poussée à choisir au Salon Marjolaine le savon Forêt enchantée, de Louise Emoi. Quelle belle découverte! Aux huiles essentielles de Pin de Sibérie et de Cèdre, il me fait l'effet d'une promenade au milieu des conifères revitalisante. Très doux avec ma peau, c'est mon N°1 du moment!
  • Toujours au Salon Marjolaine, j'ai découvert le savon Couleur Café, de la même marque. Il trône fièrement dans ma cuisine depuis, où il lave avec une infinie douceur mes mains et les désodorise lorsque je cuisine.
  • Les Savons de la Couronne font également partie de mes préférés, car en plus d'être doux et naturellement parfumés, ils sont fabriqués à Bruxelles. Végétaux et huiles essentielles 100% biologiques, pas de colorants artificiels, pas d'huile de palme, beurre de karité non raffiné, pas de suremballage, vegan, prix abordables. Que dire de plus? Que j'ai adoré celui à la cannelle, celui à la menthe, celui à la litsée citronnée et celui à la carotte. Celui au pin est en cours d'utilisation, et je l'aime tout autant.
  • Les savons Belle Bulle, dont je me souviens du savon pour peau normale à la senteur très délicate Almond Blossom. Savon très doux, vegan, sans huile de palme et fabriqué à Bruxelles.

Astuce N°2: Privilégiez l'achat de savons fabriqués par des petits producteurs près de chez vous. Vous donnerez le sourire à quelqu'un qui a mis tout son amour dans la fabrication artisanale de ses produits, et par la même occasion vous allègerez votre bilan carbone.

Je continue de lorgner sur des savons saponifiés à froid, et j'ai une amie qui s'est lancée dans leur confection. J'aimerais également assister à un atelier, pour avoir la satisfaction d'en fabriquer de mes propres mains. Je ne manquerai pas de vous en parler, si le sujet vous intéresse :)


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Sources

Consoglobe (2017), 6 bonnes raisons d'utiliser du savon solide plutôt que du gel douche. En ligne: https://www.consoglobe.com/raisons-utiliser-savon-solide-cg

Ecoconso (2018),Quel savon choisir pour se laver au naturel? En ligne: http://www.ecoconso.be/fr/content/quel-savon-choisir-pour-se-laver-au-naturel#savon-tout-bon

Geo (2017), Des microparticules de plastique dans l'eau potable. En ligne: https://www.geo.fr/environnement/des-microparticules-de-plastique-dans-l-eau-potable-178543

WWF (2018), La Méditerranée risque de devenir une "mer de plastique", alerte un nouveau rapport du WWF. En ligne: https://wwf.be/fr/press/article/la-mediterranee-risque-de-devenir-une-mer-de-plastique-alerte-un-nouveau-rapport-du-wwf/

Rendez-vous parfumé N°2: PETITGRAIN CLEMENTINIER

On se retrouve pour la deuxième édition des Rendez-vous Parfumés, autour d'un arbre dont les fruits sont bien de saison. En effet, le fruit du clémentinier se consomme de novembre à janvier. Cet arbre est issu d'un croisement entre un mandarinier et un oranger. On extrait de ses rameaux une huile essentielle que j'affectionne tout particulièrement: celle de petitgrain clémentinier. Pour rappel, je vous ai proposé sur Instagram un petit jeu. Je poste la photo d'un sujet parfumé (plante, fleur, composition parfumée, écorce, fruit, ambiance...), et je vous livre mes impressions. En prime sur le blog, je vous détaille ses propriétés, une symbolique, une recette, ou une astuce. A votre tour de partager vos impressions, vous souvenirs ou les images qui vous viennent à l'esprit, si le coeur vous en dit. Epluchez une clémentine, c'est parti!

Mes impressions

Je pose une goutte de l'huile essentielle de petitgrain clémentinier sur les poignets. Je sens d'abord une feuille de clémentine froissée entre les doigts, dont le jus fraîchement extrait dégage une forte odeur végétale de tige coupée. Je sens furtivement la senteur de l'essence de clémentine, qui gicle lorsqu'on presse la peau du fruit et qui fait danser la flamme d'une bougie. Mais à peine ai-je pris conscience, que déjà la chair du fruit entre en scène. Acidulée, tonifiante, rafraîchissante et presque désaltérante, je sens les fibres éclater sous la dent et délivrer le jus. Assez rapidement, les notes s'adoucissent. Le piquant laisse la place à une rondeur boisée, presque vanillée! C'est là que la senteur de cette huile essentielle prend un tournant, et déploie tout son potentiel apaisant pour moi.

Cette rondeur m'a beaucoup étonnée! Moi qui connaissais son cousin le petitgrain bigarade, ce dernier m'avait laissé un souvenir beaucoup plus vert et linéaire. Le petitgrain clémentinier a pour moi quelque chose de presque maternel, de rassurant. En écrivant ces lignes, je comprends pourquoi.

Une image me revient, le dessin d'un petit garçon et d'une petite fille penchés l'un vers l'autre pour se chuchoter un secret au creux de l'oreille. Un logo noir sur fond transparent. Je vois un nécessaire de toilette, une boîte à savon, une brosse à cheveux, des produits de bain parfumés. Ils avaient une senteur d'agrumes ronde, apaisante, assez verte en tête. Comme je l'ai aimée! Je la retrouve ici, probablement sous les mêmes traits, avec cette huile essentielle. C'est un souvenir d'enfance apaisant, le moment du bain chaud et délicieusement parfumé, sous la surveillance de maman.

J'aime associer cette huile essentielle à la fraîcheur de la lavande, qui sublime la rondeur du petitgrain clémentinier par un coeur fleuri. Cette association m'est très utile et agréable, en cas d'anxiété.

Propriétés

L'huile essentielle de Citrus reticulata clementinier étant sous-représentée dans la littérature à laquelle j'ai eu accès pour préparer cet article, j'ai dû documenter mes informations auprès de certaines marques qui répondent à mes critères de qualité. Je précise toutefois que cet article ne fait l'objet d'aucun partenariat. Notez que ses qualités sont souvent comparées au petitgrain bigarade, mais cet article est spécifiquement dédié au petit grain clémentinier.

" L’huile essentielle est obtenue par distillation des jeunes rameaux garnis de petits fruits au début de leur développement et semblables à de « petits grains » " (Essenciagua, 2018). Elle contient des esters, des monoterpènes et des monoterpénols (Plante Essentielle, 2018).

Son action apaisante sur le système nerveux permet de lutter contre le stress, l'anxiété et la dépression (Plante Essentielle, 2018). Elle présente une action calmante et antispasmodique forte (Bioflore, 2018). Déjà par le sens olfactif, elle induit un relâchement impressionnant (Bioflore, 2018).

En comparaison avec l'huile essentielle de petitgrain bigarade, celle de petitgrain clémentinier a un effet plus puissant, psychotrope (Bioflore, 2018). Elle convient donc particulièrement aux personnes subissant des tensions émotionnelles fortes et constantes (allant jusqu'à perturber le sommeil), et qui ont besoin de déconnecter et de se reposer (Bioflore, 2018).

En massage externe (en dilution dans une huile végétale), il est intéressant de l'associer à la lavande fine,à la marjolaine des jardins, au myrte vert ou à l'essence de mandarine (Bioflore, 2018). Il est à noter qu'en raison de la puissance de ses propriétés, elle n'est pas recommandée chez les jeunes enfants (Bioflore, 2018). Veillez à vous renseigner sur les recommandations d'usage. Evitez l'utilisation chez la femme enceinte, allaitante et les jeunes enfants sans avis médical. Ne pas utiliser avant une exposition au soleil, cette huile essentielle est photosensibilisante.

Recette de spray nettoyant multi-usage à la clémentine

En ce mois consacré au zéro déchet, notamment grâce au défi Onestpret, je vous propose une recette qui vous permettra de recycler les pelures de la clémentine que je vous ai invités à dévorer en début d'article. La clémentine étant un fruit de saison, vous avez tout bon.

Il s'agit de la recette de la super blogueuse Peau Neuve, et il n'y a rien de plus simple!


    Sur base d'1 litre 1/2, vous faut:
  • 1 L d'eau
  • 1/2 L de vinaigre blanc
  • Quelques épluchures de clémentine (ou mandarine/orange/citron) bio.

Mettez tous les ingrédients ensemble, dans un bocal. Laissez macérer plusieurs jours.

J'ai lu à plusieurs reprises que l'on pouvait laisser ce type de mélange macérer jusqu'à 2 semaines, à l'abri de la lumière.

Et hop, ça fait un spray naturel, économique et écologique.


J'espère que ce deuxième rendez-vous vous aura plu. N'hésitez pas à me parler en commentaire de votre ressenti par rapport à cette huile essentielle, ou à la senteur de la clémentine. J'ai adoré lire vos retours suite à l'article et aux posts consacrés à la lavande (sur Instagram et Facebook).

Je pense consacrer un prochain Rendez-vous Parfumé à une composition parfumée naturelle. Si vous aimez autant que moi le monde des parfums, stay tuned!


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Sources

Bioflore, 2018. Petit grain clémentinier bio, En ligne: https://bioflore.be/fr/huiles-essentielles/795-petit-grain-clementinier-bio.html

Essenciagua, 2018. Petitgrain de clémentinier, En ligne: https://www.essenciagua.fr/huiles-essentielles/108-petit-grain-clementinier.html

Plante Essentielle (2018). Huile essentielle Petit Grain mandarine: le sommeil du juste, En ligne: https://plante-essentielle.com/huile-essentielle-petit-grain-mandarine-le-sommeil-du-juste/

Rendez-vous parfumés: N°1 LAVANDE

Comme le monde des senteurs me passionne, je vous ai proposé sur Instagram de nous donner des rendez-vous parfumés. En quoi ça consiste? Je vous poste régulièrement une photo d'un sujet naturel parfumé (une fleur, des feuilles, une écorce, une composition parfumée...). Je vous livre mes impressions, et si ça vous dit vous pouvez partager les vôtres. En prime, je détaille sur le blog quelques extras comme par exemple les propriétés ou la symbolique de la plante/fleur/écorce/résine/du parfum... Bref, on papote. C'est parti!

Aujourd'hui j'ai choisi de vous parler de la lavande. Pourquoi?
J'ai quelques souvenirs liés à cette fleur au parfum bien connu, que je pense que chacun connaît. C'est d'ailleurs le souvenir dont j'ai choisi de parler lorsque j'ai animé ma première activité autour des senteurs et des souvenirs (plus d'infos ici). C'est tout simple: mon arrière grand-mère confectionnait des petits sacs qu'elle remplissait de grains de lavande, et qu'elle disposait dans les armoires pour parfumer le linge. (Petit plus: ça permet également d'éloigner les mites...). Il me semble que ma maman a toujours décoré nos armoires de cette manière, et j'associe l'odeur du linge propre à la lavande. A tel point que j'ai une certaine aversion pour l'odeur des lessives classiques, au parfum musqué très prononcé. Je préfère de loin le parfum naturel d'une lessive maison, discrètement parfumée avec une huile essentielle de lavande ou lavandin (la recette est détaillée ci-dessous). Cette senteur de linge aux notes de lavande le matin en dépliant mes vêtements du jour, c'est un de mes premiers souvenirs parfumés. Un de ces petits plaisirs simples, qui imprègnent la mémoire et ont peut-être participé à la naissance d'une passion.


On qualifie l'odeur de la lavande de camphrée, au même titre que celle du romarin, de la sauge, du girofle et de l'eucalyptus. Elle fait partie des aromatiques et plus spécifiquement de la famille botanique des Lamiacées. Son parfum délassant est utilisé dans de nombreux savons, parfums et soins.
J'ai commencé par évoquer un souvenir lié à cette senteur, mais qu'en est-il de la manière dont je la perçois?


Mes impressions

La lavande augustifolia est pour moi la plus agréable des lavandes. Son parfum plus fleuri, délicat et équilibré m'évoque un tissu naturel fraîchement lavé à l'imprimé liberty. Je pose mon nez sur le petit flacon d'huile essentielle, et j'entre dans un monde à la fois médicinal, cosmétique et apaisant. Pas de doute c'est probablement l'une des préférées des aromathérapeutes!
C'est une senteur fraîche, qui me fait du bien sans jamais m'écoeurer. Elle éclaircit l'esprit, rééquilibre le terrain de mes émotions. Quelques gouttes sur le plexus solaire, et ça va déjà mieux. Je retrouve l'odeur des grains de lavande séchés frottés entre mes mains, une impression de texture fibreuse et poussiéreuse en moins, la pureté en plus. Camphrée, oui elle l'est! Mais moins que la lavande aspic, avec laquelle j'ai moins d'affinités.
Si je devais l'associer à un élément, ce serait définitivement l'eau. Elle rafraîchit le corps et l'esprit. Pourtant, on est dans un champs fleuri, bien ancrés dans la terre sous la chaleur puissante de l'été. C'est une essence, qui par sa complexité possède chaque clef pour ouvrir les serrures émotionnelles. Elle libère, amène un peu de légèreté et c'est là probablement son aspect aérien. Elle correspond donc finalement aux quatre éléments: eau, terre, feu et air.

Pas si facile à décrire, mais riche en évocations. Complexe, typée et à l'usage répandu. On l'a tous au moins sentie une fois dans notre vie.


Et vous, qu'est-ce que l'odeur de la lavande vous évoque? Comment la décririez-vous?


Anecdotes et symbolique

La lavande était autrefois utilisée pour le désinfecter et parfumer les thermes chez les romains et les grecs (Festy, D., 2018). Son nom est d'ailleurs issu de cette étymologie: lavare signifie laver (Festy, D., 2018).

Emblème du bonheur conjugal, elle est associée à la tendresse, au respect et à la fidélité (Barrau, V., 2018). Pourtant, elle a servi à couvrir quelques mensonges... Comme par exemple auprès des Romaines, qui n'avaient pas le droit de boire du vin (Barrau, V., 2018). Celles-ci mâchaient quelques grains de lavande, pour couvrir leur haleine imprégnée d'alcool (Barrau, V., 2018).
Chez les italiens, Casanova plaçait des brins de lavande près de son papier à lettres, afin qu'ils imprègnent de leur parfum ses courriers séducteurs (Barrau, V., 2018).
Ainsi, la lavande officinale a toujours bénéficié d'une image positive, mais ce n'est pas le cas de la lavande aspic (Barrau, V., 2018). En effet, comme son nom l'indique cette plante était associée aux serpents qui venait probablement s'y loger (Barrau, V., 2018). Lorsqu'une personne recevait un bouquet de cette variété, cela signifiait qu'elle inspirait la méfiance, qu'elle était trop jalouse ou qu'elle avait quelque chose à se faire pardonner (Barrau, V., 2018).

Propriétés

L'huile essentielle de lavande vraie (ou lavande officinale) est composée de linalol et d'acétate de linalyle (Festy, D., 2018). C'est sa concentration en linalyle qui va lui conférer ses qualités olfactives (Delacourte, S. s.d.).
Elle soigne les troubles d'origine nerveuse, comme l'insomnie, la nervosité, la migraine, les vertiges (Festy, D., 2018). Elle traite les affections de la peau (aussi bien les plaies que les brûlures, ou encore les irritations) ainsi que les douleurs musculaires (Festy, D., 2018). C'est un excellent décontractant, aussi bien nerveux que corporel. Elle régule les problèmes cardiaques (palpitations, hypertension, troubles du rythme) ainsi que la circulation sanguine (oedème, phlébite, artérite) (Festy, D., 2018). Pour ces soucis, il est intéressant de l'associer à l'huile végétale de noisette en massage, car elle possède également des vertus circulatoires.
/!\ Veillez à toujours diluer vos huiles essentielles dans une huile végétale (ou une matière grasse), et pas d'utilisation sans avis médical chez les femmes enceintes, allaitantes et les jeunes enfants.


Recette de lessive maison, et adoucissant aux notes de lavande

Pour 1 litre de lessive (je partage ici la recette du site Toits Alternatifs):

  • 1 verre de savon noir liquide
  • 300 ml de vinaigre blanc
  • 500 ml d'eau
  • 15 gouttes d'huile essentielle de lavandin super

Faire chauffer les 3 verres d'eau, et diluer le savon noir. Ajoutez le bicarbonate, mélangez. Ajoutez ensuite les cristaux de soude, tout en continuant à mélanger (une fois tout bien dilué on peut même passer un petit coup de mixeur). Sur le site, il est conseillé d'ajouter l'huile essentielle à ce stade, mais je préfère d'abord verser la préparation dans mon récipient, laisser refroidir et ensuite seulement ajouter l'huile essentielle. Bien secouer avant chaque utilisation.


Pour 1 litre d'adoucissant (je partage cette fois la recette extraite du site ConsoGlobe):

  • 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude
  • 1/2 verre de bicarbonate de soude
  • 1/4 de verre de cristaux de soude
  • 3 verres d'eau
  • 10 gouttes d'huile essentielle de lavandin super (moins cher et demande moins de ressources naturelles que la lavande vraie).

Diluez le bicarbonate de soude dans l'eau. Ajoutez doucement le vinaigre, mais faites attention car le mélange bicarbonate/vinaigre va produire de la mousse. Ajoutez-le petit à petit... Ajoutez l'huile essentielle. Laissez reposer 24h avant la première utilisation, et laissez le gaz qui sera produit s'échapper en laissant le récipient légèrement ouvert. Agitez doucement, régulièrement. Une fois les 24h passées, vous pouvez fermer totalement le flacon. Agitez avant chaque utilisation.
Pour le linge blanc, pensez au percarbonate de soude :)

Voilà, vous avez de quoi nettoyer votre linge naturellement, tout en limitant votre empreinte écologique. Comme je le disais plus haut, je préfère nettement l'odeur du linge nettoyé avec ce type de lessive, mais sachez que ce sera plus discret qu'avec les détergents habituels.

J'espère que ce premier Rendez-vous Parfumé vous aura plu, et n'hésitez pas à partager vos ressentis ci-dessous en commentaires. A bientôt :)


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Sources

Barrau, V., (2018). Le langage secret des plantes. France: Artémis Editions.
Delacourte, S., (s.d.). Les parfums à base de lavande, quelles sont les nouvelles pistes? En ligne: http://espritdeparfum.com/les-parfums-a-base-de-lavande-quelles-sont-les-nouvelles-pistes/
Festy, D., (2018). Ma bible des huiles essentielles. Paris, France: Leduc.s Editions.

Les mécanismes physiologiques de l'odorat

Olfaction et souvenirs sont intimement liés. Mais comment sent-on? Comment traite-t-on cette information sensorielle? Nous avons commencé à détailler les mécanismes émotionnels de l'odorat dans un précédent article, ainsi que le lien entre odorat et construction de l'identité. Nous allons à présent nous pencher plus précisément sur le fonctionnement physiologique du sens olfactif.

Le nez et son rôle dans le système respiratoire

« C'est un roc ! ... C'est un pic... C'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? ... C'est une péninsule !» (Rostand, E., 1897 in Dardel, s.d.). C’est principalement autour de lui que s’articule le projet IRIS Root… C’est bien sûr du nez qu’il s'agit! Commençons donc par décrire le rôle du nez dans le système respiratoire.

Selon Marieb (2008), peu importe sa forme, le nez est la seule partie visible du système respiratoire. Durant la respiration, l’air entre par les narines. A l’intérieur du nez se trouvent les cavités nasales, qui sont séparées par le septum nasal. Les récepteurs olfactifs se trouvent dans la muqueuse de la région supérieure des cavités nasales. Juste en-dessous se trouve l’os ethmoïde. La muqueuse nasale est alimentée par un système de veines aux parois fines, qui réchauffent l’air lorsqu’il passe. C’est d’ailleurs la localisation de ces vaisseaux et leur nombre qui expliquent la fréquence des saignements de nez. Les cornets sont constitués de trois projections osseuses, recouvertes de muqueuse nasale. Ceux-ci augmentent l’exposition de la muqueuse à l’air. Les particules inhalées se dirigent vers les surfaces recouvertes de mucus, qui les empêchent de s’engouffrer dans les poumons. Le nez permet ainsi de réchauffer et d’humidifier l'air inspiré, mais il permet aussi de récupérer la chaleur et l'humidité de l'air expiré. Le nez a donc son importance, puisque la bouche ne peut remplir ces fonctions. C'est, par ailleurs, le palais qui sépare les cavités nasales de la cavité orale.

Du nez au cerveau

Patty Canac, Christiane Samuel et Samuel Socquet-Juglard (2008) nous rappellent donc que l’odorat fait appel au même organe que la respiration. On perçoit les odeurs grâce à la partie de la muqueuse qui tapisse les cornets (cf le schéma ci-dessus) dans la cavité nasale. Ces quelques centimètres carrés sont situés au niveau des yeux et en profondeur dans la cavité. Le milieu aqueux et visqueux permet la réception des molécules odorantes. Les auteurs précisent que la muqueuse olfactive est composée de deux couches, dont l’épithélium olfactif. C’est dans ce dernier que l’on retrouve les molécules porteuses d’odeurs. Nous disposons de 6 à 10 millions de cellules olfactives par narine. Ces cellules peuvent reconnaître jusqu’à 10 000 odeurs. Chaque cellule olfactive est en fait un neurone qui dispose à son extrémité de récepteurs : les cils olfactifs qui sont au nombre de 5 à 30. C’est donc dans la cavité nasale qu’a lieu la reconnaissance chimique de l’odeur.


Origine neurologique du sens olfactif

Dans le même ouvrage, Patty Canac, Christiane Samuel et Samuel Socquet-Juglard (2008) évaluent les progrès de l’imagerie cérébrale – scanners, IRM, TEP (tomographie par émission de positions) – qui ont permis de faire le lien entre l’anatomie d’un cerveau ayant subi des lésions, et les troubles de la mémoire. C’est à la fin du XIXème siècle en étudiant les malades souffrant d’amnésie que l’on a pu comprendre les mécanismes en jeu dans les opérations de la mémoire. On a alors émis l’hypothèse selon laquelle il existe plusieurs centres de mémoires. Cette hypothèse fût validée dans les années 60, grâce à l’analyse neuropsychologique de patients présentant des formes dissociées des troubles de la mémoire. Par exemple, certains patients oubliaient une liste de mots au fur et à mesure qu’ils la lisaient, alors qu’ils pouvaient retrouver le bureau du médecin dès le deuxième rendez-vous, sans apprentissage volontaire. Chez d’autres patients, les événements récents s’effaçaient, alors qu’ils n’avaient pas de difficultés à se remémorer des souvenirs anciens.

Selon Le Lièvre (1994), l’organe récepteur olfactif est situé dans la partie supérieure de chaque narine. « C’est la placode olfactive, ou tache jaune, de 2 à 3 cm2, en regard de la lame criblée de l’ethmoïde » (Le Lièvre, G., 1994). La placode olfactive est composée d’un neuro-épithélium, qui est une expansion du système nerveux central en contact avec l’extérieur. Il contient dix à vingt millions de cellules neuro-réceptrices. Le pôle distal (externe) formé de cils et contenant des vésicules olfactives est prolongé par une dendrite, qui donne sur le neuro-récepteur, lui-même continuant en axone. « Les axones de plusieurs cellules forment des faisceaux qui traversent la lame criblée de l’ethmoïde, déterminant la première paire crânienne, ou nerf olfactif (25 millions d’axones) » (Ibidem). L’auteur précise que les cils sont capables de reconnaître chacun une molécule odorante. Les neuro-récepteurs ont une durée de vie de 30 à 100 jours. Les cils quant à eux se régénèrent en 24 heures. En effet, chaque matin nous repartons à zéro, avec un capital olfactif neuf!

Le Lièvre (1994) spécifie que la sous-muqueuse olfactive est constituée de glandes de Bowman, qui servent à la sécrétion du mucus. Le mucus sert à l’échange physico-chimique. « Une fois qu’ils ont franchi la lame criblée, les 25 millions d’axones atteignent le bulbe olfactif » (Le Lièvre, 1994). 45 000 fibres olfactives en ressortent : le bulbe traite les informations reçues à la manière d’un petit cerveau. Ces informations sont alors transmises aux centres nerveux. Au final, l’olfaction n’est pas un sens pauvre dans la vie de l’individu ! L'auteur (ibidem) souligne ainsi la complexité du message olfactif, que nous utilisons au quotidien.

Physiologie de l’odorat : la rétro-olfaction

L'odorat et le goût sont intimement liés. En effet, lorsque nous mangeons, nous sentons par la même occasion l'odeur de nos mets. Ceci se produit grâce à un mécanisme connu sous le nom de rétro-olfaction.

Patty Canac, Christiane Samuel et Samuel Socquet-Juglard (2008) nous apprennent que les arômes des aliments sont perçus par notre nez interne. Lors de la mastication, nous broyons la nourriture. Ceci a pour effet de réchauffer la nourriture si elle était froide, et de libérer les substances volatiles des aliments qui remontent par le pharynx. Le pharynx est situé au carrefour entre la bouche et le nez, dans la gorge. Les arômes des aliments parviennent jusqu’à la muqueuse olfactive, tout comme les odeurs que nous inhalons par le nez. C’est ainsi que fonctionne la rétro-olfaction, qui permet d’enrichir notre perception des saveurs d’un plat par les arômes que seul le nez peut percevoir. La rétro-olfaction nous permet de découvrir les flaveurs, qui sont une combinaison de goûts et d’odeurs. Ce sont donc les composants volatiles des odeurs que nous percevons lorsque nous mastiquons des aliments. C'est la voie rétro-nasale, reliant la bouche au nez qui permet à ce phénomène d'exister. Mais qu'elles parviennent au cerveau par le mécanisme de la rétro-olfaction ou par le nez, les odeurs suivent le même chemin : elles passent par la muqueuse olfactive et puis par le nerf olfactif.

Transformation d'un message chimique en un signal électrique

Selon Le Lièvre (1994) lorsque l’on respire, nous captons l’air qui peut être chargé de molécules odorantes. Lorsque l'on inspire de l'air, seulement 10% d'air passe vers la placode olfactive. Nous entrons alors dans un état de veille olfactive, qui permet de déceler une odeur. Si une odeurs est décelée, un état de flairage est alors déclenché. Cet état permet d'augmenter le débit et la vitesse qui passe alors à 90 % d'air vers la placode olfactive. C'est ce mécanisme qui permet donc selon l'auteur (ibidem) de distinguer et reconnaître une odeur. Les molécules liposolubles se retrouvent dans le mucus et se concentrent au niveau de la membrane ciliaire. Ceci donne lieu à deux phénomènes : la transduction, et le codage.

Lors de la transduction, le stimulus chimique se transforme en signal électrique (= potentiel d’action). La molécule odorante, présente dans le mucus, atteint la membrane cellulaire des cils où se trouvent des récepteurs. Si le récepteur reconnaît la molécule, il y a création d’un message intra-cellulaire ainsi que d’un potentiel d’action dans l’axone.

Lors du codage, selon Le Lièvre (1994) c’est l’information sensorielle qui est transmise au cerveau, d'une façon qui est spécifique à chaque individu. Le codage s'effectuera d’un point de vue quantitatif et qualitatif (ibidem). L’augmentation des potentiels d’action traduit l’importance de la concentration des molécules odorantes (ibidem). On pourrait dire qu'au plus l'odeur est forte, au plus la quantité d'influx nerveux est importante. Concernant l’aspect qualitatif, on considère un groupe de fibres nerveuses (ibidem). Les récepteurs qui seraient répartis en une vingtaine de catégories peuvent soit répondre à la stimulation en s’activant, soit s’inhiber, soit ne pas répondre (ibidem). « L’odeur détermine alors, selon ce principe, une véritable reconnaissance géographique, une image, carte d’identité de l’odeur : elle devient une forme transmise au bulbe olfactif (ibidem) selon les zones activées. Et selon les répartitions génétiques des récepteurs, cette forme de l’odeur est différente pour chaque individu » (ibidem).

D’après Le Lièvre (1994), c’est dans le bulbe olfactif que le message transmis est traité. C’est là que se concentre d’abord l’information olfactive. Par ailleurs, le bulbe joue probablement un rôle important dans la mémoire et l’apprentissage olfactif (ibidem). Le message est intégré dans les centres supérieurs, jusqu’au néocortex. Deux voies véhiculent le message : la voie transthalamique et la voie transhypothalamique.

La voie transthalamique(via le thalamus) correspond à la perception consciente (Le Lièvre,1994). Elle permet l’identification et la signification.

La voie transhypothalamique (via l'hypothalamus) est associée à un relais au niveau du système limbique (ibidem).

Le système limbique est impliqué dans l'apprentissage de la mémoire et des odeurs,mais également au niveau des émotions (Neuromedia, 2018). C'est ainsi qu'une odeur peut faire resurgir un souvenir, et avoir une charge émotionnelle.

Le Lièvre (1994) précise que c’est au niveau de l’hypothalamus latéral que se trouve la « zone hédonique ». C’est le centre du plaisir, où le message olfactif fait relais. C’est également la zone de la régulation alimentaire, qui est associée aux autres zones de projections sensorielles qui servent au déclenchement de la satiété (ibidem). Chez l’animal, c’est également la zone associée au rôle olfactif dans le comportement sexuel, par rapport aux phéromones sexuelles (ibidem).

Il s'agit d'un sujet vaste et passionnant, auquel on pourrait s'étendre encore sur des pages entières. Mais cet article n'a pour vocation que d'être une introduction aux mécanismes de l'olfaction. Je vous retrouve bientôt dans un nouvel article sensoriel :)


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Sources

Canac, P., Samuel, C., Soquet-Juglard, S., (2008). Etes-vous au parfum ? Comment mieux sentir, pour mieux vivre. Paris : InterEditions.

Le Lièvre, G. (1994). L’olfaction. Rééducation orthophonique, 32, N°177, mars 1994, p.75-83.

Marieb, E.N. (2008). Biologie humaine. Principes d'anatomie et de physiologie. Paris : Pearson Education.

Neuromedia (2018), Le système limbique. En ligne: http://www.neuromedia.ca/le-systeme-limbique/

Rostand, E., (1897), in Dardel, (s.d.). Cyrano de Bergerac. La tirade des nez (acte 1, scène 4). En ligne http://dardel.info/Textes/Cyrano.html

Escapade parisienne

Petit passage à Paris, à l'occasion de mon anniversaire. J'ai fait de jolies découvertes, du jardin des Tuileries, en passant par des lieux culturels comme le Jeu de Paume et le Musée des Arts Décoratifs, pour finir au salon du bio Marjolaine. J'ai eu envie de partager ce voyage avec vous, peut-être que ça vous donnera des idées...

Le Jardin des Tuileries.

Notre hôtel étant situé à proximité de ce joli jardin, je n'ai pas pu résister à la tentation de m'y promener. Il doit son nom à la fabrique de tuiles, anciennement située sur le terrain où Catherine de Médicis décida de faire construire un palais, aujourd'hui disparu. Bien trop excitée par ce voyage, j'ai eu du mal à me poser quelques minutes, le temps de prendre quelques photos. Voici quelques rescapées:

Dorothea Lange, au Jeu de Paume.

Après un toast avocat et une limonade bien mérités au Pain Quotidien (solidarité belge oblige...), c'est sur l'exposition de Dorothea Lange au Jeu de Paume que nous avons jeté notre dévolu. Ses photographies y sont exposées, témoignage des conséquences sociales de la situation économique de l'entre-deux guerres aux Etats-Unis. Des portraits intenses, des images parlantes. Lange dialogue avec les personnes qu'elle photographie, et une légende sous chaque tirage documente d'autant plus le sujet. Bon, j'avoue que j'aurais voulu voir le célèbre Migrant Mother (1936), mais le négatif était exposé et ça a probablement permis de mettre en évidence les autres oeuvres de l'artiste.

Le Louvre, lumières nocturnes.

Une autre promenade au jardin des Tuileries plus tard, la nuit est tombée... Et nous nous sommes retrouvés devant le célèbre Louvre, à admirer le jeu de lumières. Beaucoup de monde présent, pas facile pour la photographe amatrice que je suis d'immortaliser la beauté de ce moment de façon potable. Toujours surexcitée, j'ai essayé. Et pour cause... Nous avions réservé une table chez Veget'Halles, un restaurant destiné aux végétariens et végétaliens (et aux curieux!). J'ai commandé en entrée la tapenade d'olives noires, et le burger Veget'Halles en plat principal. En dessert j'ai craqué sur le gâteau chocolat-banane. Une pure régalade! J'ai savouré l'ambiance simple et détendue, et j'étais si bien que j'ai zappé les photos (à part le gâteau au chocolat entamé... Je vous invite plutôt à aller découvrir ce restaurant par vous-mêmes, vous ne serez pas déçus).

Expo Gio Ponti, au Musée des Arts Décoratifs.

En la présence de deux amateurs d'art à mes côtés, (en l'occurrence un ingénieur-architecte et une historienne de l'art...) c'est tout naturellement que nous nous sommes dirigés vers le Musée des Arts Décoratifs. J'ai découvert des images de la fameuse tour Pirelli à Milan et la chaise Superleggera de l'architecte italien. Au milieu des jolis meubles et objets de décoration dans le style de l'après-guerre (totalement revenu au goût du jour) je suis tombée sur un projet de création de flacons de parfum. Et là, j'ai commencé à vraiment bien l'aimer, Gio Ponti!

Le salon Marjolaine.

Régalade (bis) chez Wild & the Moon, un restaurant vegan, sans gluten et bio. Ambiance végétale, décontractée et très actuelle à deux pas du jardin des Tuileries. L'accueil est très sympa, et je me suis régalée avec mon bowl de quinoa-avocat-grenade, le cream cheese vegan et la boisson à la rose-amande-graines de chia.

Et puis, roulement de tambour... Cerise on ze top, point culminant du voyage avec la visite du salon Marjolaine au parc floral de Vincennes. Des artisans des quatre coins de la France, des producteurs réunis pour mettre à l'honneur le bio et les démarches écologiques. Honnêtement, je ne savais plus où donner de la tête et j'ai dû me raisonner pour me cantonner aux priorités que je m'étais fixées.

Je me suis d'abord arrêtée au stand bordé de savons saponifiés à froid de Louise Emoi, où j'ai rencontré la pétillante Véronique. J'ai craqué pour le savon Forêt enchantée (vous commencez peut-être à connaître mon amour pour la forêt, ce lieu de paix ressourçant... Je me suis dit que ce serait sympa de retrouver cette sensation sous la douche!) et le savon Couleur café (désodorise et exfolie, parfait pour se laver les mains en cuisine... Ou même pour faire un peu de vaisselle, sur les conseils de Véronique).

Mon itinéraire m'a ensuite amenée jusqu'aux parfums Sharini, entièrement naturels. Créés par Nicholas Jennings à Saint-Guilhem-le-Désert, ils sont certifiés Ecocert. J'ai ramené dans ma valise le splendide Iris véritable. Il est formulé à base de rhizomes d'Iris, de fleurs de rose, de fleurs de jasmin, d'alcool de blé bio, d'eau florale de fleur d'oranger bio et d'huiles essentielles bio. Je vous retranscris mon impression (déjà livrée sur Instagram et Facebook): "une ouverture fraîche aux accents de violette, qui évolue vers un cœur partagé entre l'opulence fleurie et une sensation poudrée. Entre poudre et crème, impressions divines. Par moments, j'entrevois la terre humide de la racine et l'univers végétal de l'iris. Doucement, on glisse vers un fond à la fois chaleureux et introverti, à la présence altière... C'est un gros coup de cœur, moi qui suis à la recherche de "mon" iris en parfumerie, depuis des années!". Pour une nana qui s'appelle Iris, qui s'intéresse à l'Olfactothérapie, à l'Aromathérapie et à la parfumerie, porter quelques gouttes de cette jolie eau de parfum, c'est la base!

Enfin, pour rester dans le thème des extraits naturels aromatiques, c'est chez Essenciagua que j'ai atterri. J'ai pour projet de compléter ma boîte à huiles essentielles, dans le cadre de ma formation en Aromathérapie. J'ai donc choisi la Lavande Officinale, véritable trousse à pharmacie de première intention. Je voulais du Pin Sylvestre, pour affronter l'hiver en compagnie de mon chéri aux bronches capricieuses. Le Citron zeste, protecteur hépatique et le Petitgrain Clémentinier apaisant nerveux. Je connaissais déjà les hydrolats de cette marque produisant en Lozère et en Occitanie, je suis ravie de découvrir leur huiles essentielles biologiques.

Je serais bien restée quelques heures de plus (en fait, j'aurais bien carrément planté ma tente si ça n'avait tenu qu'à moi), mais il était déjà l'heure de rentrer. J'espère que ce récit parisien vous inspirera, car j'ai adoré partager avec vous les bonnes adresses de ce joli séjour :)

La myrrhe, offrande de la nature

Elle est connue pour avoir été offerte par les Rois Mages (en plus de l'or et de l'encens), afin de célébrer la naissance du Christ. Appréciée pour ses notes chaudes et balsamiques, la myrrhe est une résine odorante aux vertus thérapeutiques connues depuis des millénaires. Zoom sur ses vertus, et petite analyse olfactive à la fin de l'article.

Origine et constituants.

C'est un arbrisseau originaire du sud de la péninsule arabique, qui produit le suc résineux que l'on peut voir perler et durcir le long de l'écorce (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Cette résine est récoltée, afin d'obtenir ces petites pierres aux tons chauds et translucides que nous connaissons. Elle contient des polysaccharides et des furanosesquiterpènes auxquels elle doit son essence aromatique (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Son huile essentielle contient également des sesquiterpènes et des triterpènes, qui en association avec les furanosesquiterpènes lui confèrent des propriétés antiseptiques intéressantes (Passeport Santé, 2017).

Propriétés thérapeutiques.

La myrrhe est principalement utilisée pour traiter les muqueuses de la bouche et du pharynx (Passeport Santé, 2009). Pour les inflammations buccales (aphtes, gingivites), de la gorge, les pharyngites et amygdalites, elle est principalement utilisée en teinture (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). On dilue une cuillère à café dans un verre d'eau ou on l'applique localement (Debuigne, G., Couplan, F., 2016) à l'aide d'un coton-tige. Elle permettrait également de traiter les irritations et les blessures cutanées légères (Passeport Santé, 2009) ainsi que certains problèmes cutanés comme l'acné ou les dermatoses (Debuigne, G., Couplan, F., 2016).

Elle a des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques, ainsi qu'une action antibactérienne et antifongique (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Elle permettrait donc de lutter contre Candida albicans, à l'origine des mycoses (Debuigne, G., Couplan, F., 2016).

/!\ Attention toutefois pour les peaux sensibles, pensez à diluer la teinture avant de l'appliquer sur la peau (Passeport Santé, 2009). En interne, une utilisation supérieure à 2 g peut être à l'origine d'une diarrhée et d'irritations rénales (Passeport Santé, 2009).

Son huile essentielle* lui confère des propriétés antalgiques, grâce aux furanoeudesmanes, le curzarène et le furanodiène à l'effet anesthésique local (Passeport Santé, 2017). L'huile essentielle présente également des propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et anti-infectieuses, régulatrices endocriniennes et immunitaires (Passeport Santé, 2017). Mais ses atouts spécifiques se situent notamment au niveau du bien-être (Passeport Santé, 2017). En effet, elle est harmonisante du système nerveux central (Passeport Santé, 2017). Grâce à son action calmante, elle agit contre l'anxiété, la déprime latente, l'hyperactivité, la nervosité, la peur et les phobies, le stress, le surmenage, les tensions nerveuses, une excitation sexuelle non contenue et la tristesse (Passeport Santé, 2017).

Impressions olfactives.

J'inaugure une nouvelle partie dans mes articles, liée à l'Olfactothérapie, chère à mon coeur, et l'Aromathérapie que j'étudie. Il s'agit de vous faire part de ma réaction face à l'essence que je vous présente, pour vous inviter à développer votre propre réflexion émotionnelle. J'espère que cette démarche vous plaira, et peut-être même qu'elle vous inspirera?

Pour vous donner mon impression, j'ai pris quelques grains de cette résine et je les ai frottés entre mes mains. Grâce à la chaleur, des notes chaleureuses et balsamiques se sont développées et ont imprégné ma peau. Plonger mon nez au creux de mes mains me fait penser à la fois à un parfum oriental, aux notes de fond à la fois douces et tenaces... Mais curieusement, c'est l'image d'une église qui me vient. J'essaye de la chasser, préférant m'évader dans un contexte plus chaleureux, mais sans succès. C'est alors que je comprends. Après quelques recherches, il se trouve que la myrrhe serait encore utilisée dans la confection de l'encens des offices chrétiens dominicaux, aux côtés de l'oliban, du benjoin, du storax, du bois de santal et du charbon. Un mot me revient: poussiéreux. Mince, comment une senteur chaleureuse et clairement agréable peut-elle m'évoquer les murs froids d'une église ainsi que la poussière?

Je remarque que je pense à ce lieu de culte de façon assez négative, comme pour instaurer une distance avec cette idée. Je plonge à nouveau mon nez au creux de mes mains. Ca y est, je sais. Ca me revient. J'ai senti cette odeur durant un enterrement. Je me souviens de l'instrument argenté se balançant durant la cérémonie, répandant sur son passage la fumée odorante purificatrice: l'encens. Je suppose que ces impressions assez sombres viennent de là.

Pourtant, la myrrhe est une senteur que j'apprécie. A l'opposé des mots et des images qui me viennent, c'est bien une sensation de chaleur et de douceur qui prédomine. Oui, j'aime ces notes rondes et je me dis que la couleur ambrée qu'a donné à la nature à cette matière est bien à propos. Le feu, la chaleur douce et sèche, le produit du bois, un soleil perçant... C'est finalement l'univers qui défile devant moi, et je ne peux que l'associer à la couleur de la flamme. C'est évident, la myrrhe ne peut que réchauffer les coeurs et les apaiser.


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Sources.

Debuigne, G., Couplan, F., (2016). Le Petit Larousse des plantes qui guérissent (IIe éd.). Paris, France: Larousse.

Passeport Santé, (2009). Myrrhe. En ligne: https://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=myrrhe_ps

* Respectez les précautions habituelles: éviter chez les femmes enceintes, les enfants de moins de 3 ans (et les jeunes enfants). Effectuez toujours un test 24h avant utilisation au creux du coude, et n'appliquez jamais une huile essentielle pure sur la peau sans le conseil d'un praticien de la santé.

Aux racines du projet Iris Root...

Ce site a été créé pour partager mon cheminement vers un projet thérapeutique articulé autour de la nature et de ses trésors... Chaque jour j'apprends, chaque jour mon projet mûrit. Les traits se succèdent, l'esquisse laisse place à un dessin auquel je ne cesse d'ajouter des couleurs. Mais d'où vient cette passion pour la Nature? Dans cet article je me livre un peu plus...

Le jardin.

Mes souvenirs les plus anciens prennent leurs racines dans la maison de mes parents, dont la pièce maîtresse était le jardin. Je n'ai jamais aimé y jardiner, malgré les encouragements de mes parents. Chaque effort se soldait par la découverte d'une (ou plusieurs!) araignée(s), dont j'avais une peur bleue. Pourtant, la meilleur souvenir culinaire de ma vie était cette confiture aux framboises du jardin de ma maman, j'adorais les parties de badminton en été avec mon papa (le volant finissant toujours par se retrouver dans le jardin des voisins), je passais des heures à observer les escargots que "j'élevais" (je les mettais dans une valisette en osier, garnie de végétaux, dont ils finissaient toujours par s'échapper), je courais dans les feuilles en automne façon Pocahontas (en un peu moins classe)... J'étais très fière de montrer les rosiers, le pommier, le cognassier, les lavandes, les rhododendrons, les hortensias à mes copines. Je rêvais de trouver des petits animaux sous le cerisier. C'était un tourbillon d'odeurs, de goûts, de jeux et d'imaginaire. Un lieu de vie, où ont probablement germé mes rêves.

Mon rosier préféré, Charles Austin.

Les plantes aromatiques.

Je me souviens de ce livre, que ma maman gardait dans la cuisine, à côté de ses livres de recettes. Il s'agissait d'un ouvrage reprenant les plantes aromatiques les plus courantes dans nos jardins, et quelques usages thérapeutiques, cosmétiques et culinaires. Thym, romarin, basilic, ortie... Des plantes à portée de main, des solutions à mes petits bobos. Je n'échappais pas au traditionnel rhume hivernal, et je n'aimais pas prendre les sirops au goût atroce, les médicaments aux effets secondaires assommants. J'ai commencé à me concocter des tisanes, ma maman me faisait faire des inhalations grâce à des synergies d'huiles essentielles prêtes à l'emploi. Je me suis vite aperçue de leur efficacité, et de l'absence d'effets secondaires indésirables sur moi. Plus encore, cette connexion à la nature, à un savoir ancestral et le contrôle que j'avais sur ce que je mettais à l'intérieur de mon corps était important. C'était la plante, dans sa forme originelle. Pas plus, pas moins. Tout au plus une huile essentielle. On restait justement, dans l'essentiel.

Les chevaux.

Essentiels, les chevaux l'ont longtemps été pour moi (superbe transition, n'est-ce pas?). Ce que j'aimais par-dessus tout, c'était ce contact délicat, émotionnel, à fleur de peau que l'on peut avoir avec les équidés. Ils appréhendent le monde du point de vue de la proie, tressaillant au moindre bruissement de feuille, déguerpissant au moindre craquement de bois. En cela je leur ressemble beaucoup. J'ai vite senti qu'ils pouvaient m'apprendre à dompter certaines de mes peurs, à les dépasser pour franchir les obstacles. Si j'étais assez calme, ils me suivraient. J'ai énormément appris de ce contact à la fois doux et électrique que j'ai pu avoir avec ces animaux. Ce que je préférais, c'était la liberté enivrante des folles galopades dans les champs. Et le calme des promenades dans la forêt silencieuse. Découvrir la nature à dos de cheval, des moments heureux. Sans compter l'univers olfactif, le foin frais, les cuirs lustrés, le museau du cheval qu'on aime, l'herbe fraichement coupée...

Parfums et nature.

Mon intérêt pour le monde de la parfumerie est probablement né avant, mais je me souviens de la visite du musée Fragonard à Grasse. Mes parents m'ont offert mon premier extrait de parfum à la sortie de la visite, je m'en souviens comme si c'était hier. Je ne cessais de poser mon nez sur ce petit flacon doré!

Je me suis énormément intéressée à la parfumerie traditionnelle, vouant une véritable passion pour les classiques et les créations de niche. Aujourd'hui je me concentre davantage sur les parfums faisant la part belle aux matières naturelles et à la démarche plus écologique.

Un stage décisif.

Au moment où mon intérêt pour le monde de la parfumerie battait son plein, j'étais alors au milieu de mon cursus en psychologie, et je devais trouver un stage. C'est un peu par hasard que je me suis retrouvée dans une maison de soins et de repos pour personnes âgées... Mais pas tout-à-fait. J'ai toujours eu beaucoup de tendresse pour nos aînés. Un étage était réservé aux personnes souffrant de démences (principalement Alzheimer), c'était alors mon premier contact avec cette maladie.

Parallèlement, j'ai eu la chance de pouvoir organiser une activité, que j'ai naturellement tournée vers la reconnaissance de senteurs. Je proposais des odeurs aux résidents grâce à mon orgue à parfums, qu'ils étaient invités à identifier et on poursuivait la discussion en évoquant les souvenirs que cela faisait remonter. J'ai commencé à m'intéresser à l'Olfactothérapie, qui consiste à faire des senteurs un moyen thérapeutique. J'ai choisi d'effectuer mon deuxième stage spécifiquement auprès des personnes atteintes de démences (encore une fois, principalement Alzheimer), et j'ai choisi de creuser la question suivante dans mon travail de fin d'études: l'Olfactothérapie est-elle un moyen efficace pour diminuer l'anxiété liée à la maladie d'Alzheimer? J'ai eu l'occasion d'en parler un peu plus en détail sur le superbe site de Juste Naturo: https://www.justenaturo.com/single-post/2018/09/11/OLFACTOTH%C3%89RAPIE-ET-MALADIE-DALZHEIMER?message_id=69c91a09-0ecb-4760-ab8d-9db2727d3ddf

Acrobaties d'une amoureuse de la nature, pour photographier l'arbre en début d'article...

De l'Olfactothérapie à l'Aromathérapie...

Mon intérêt pour l'Olfactothérapie m'a naturellement poussée à m'intéresser plus en profondeur aux huiles essentielles. J'ai eu la chance d'assister à une Initiation à l'Olfactothérapie dispensée par Patty Canac, à la Faculté Libre de Médecines Naturelles et d'Ethnomédecine à Paris. J'ai été fascinée par la description des propriétés des huiles essentielles dans ce domaine, ce qui n'a fait que renforcer mon intérêt déjà existant pour ces extraits naturels. Je souhaite me former à la Naturopathie. Mais je vois cette formation comme un chemin que je vais parcourir à long terme. Aujourd'hui, je fais le choix de m'attarder un peu plus longuement sur l'Aromathérapie, et j'en suis tellement heureuse! J'ai commencé une formation certifiante dans ce domaine, que je suis avec passion. Je poursuivrai avec une autre formation en janvier, que j'ai particulièrement hâte de commencer! S'en suit donc une redéfinition temporaire de mon projet, tout en conservant mon intérêt pour la santé et la Nature en général.

J'espère que ces quelques lignes nous auront permis de faire un peu plus ample connaissance. Je pense que c'est toujours plus agréable de pouvoir mettre un visage et quelques infos sur tout ce partage. Merci de me suivre dans mon projet, et si vous souhaitez me retrouver plus régulièrement, je poste sur Instagram: https://www.instagram.com/racine_diris/ et sur Facebook: https://www.facebook.com/racinediris

Odorat et identité

Nous avons abordé précédemment le sujet des mécanismes émotionnels de l'odorat (*), et la façon dont notre environnement influence nos souvenirs olfactifs. Aujourd'hui, je vais vous parler de l'empreinte olfactive sur la construction de l'identité, tout en apportant le point de vue de la psychanalyse.

Les odeurs enivrantes de l'automne, les feuilles qui virevoltent...

Importance de l’odorat dans la construction de l’identité.

Les parfums nous entourent depuis la prime enfance, « A chaque être son atmosphère. - Chacun se reconnaît à son odeur singulière ; empreinte olfactive, elle n'est pareille à aucune autre. L'odeur dit l'être ; puisqu'elle s'en échappe, elle est sa trace : elle signe sa présence au monde. L'inimitable halo, condensé identitaire, est une manière de s'annoncer sans parler : « le nez fait toujours fonction de sentinelle avancée qui crie : qui va là ? » disait Brillat-Savarin. Le corps odorant nomme en silence celui qui s'avance. L'identité n'est pas que physique ou nominative ; elle est aussi olfactive. Chacun peut se fier à son flair pour identifier l'autre » (Marzano, M., 2010). Ainsi, à l'âge adulte, bien que nous ne distinguions peut-être plus l'odeur de nos proches avec autant de subtilité que lorsque nous étions enfant, nous pouvons continuer à associer une odeur, un parfum à une personne.

Un parfum, une personne.

Le parfum fait entièrement partie de la constitution de notre identité auprès des autres, et donc auprès de nous-mêmes. L'essor de la parfumerie nous invite à choisir avec soin le parfum que nous préférons, que nous apprécierons porter au quotidien ou pour certaines occasions. Certains parfums au sillage particulièrement puissant annoncent même la venue d'une personne avant qu'elle ne soit entrée dans une pièce. Bien que l'appréciation d'une telle entrée fracassante olfactivement parlant varie d'une personne à l'autre, il n'en est pas moins que nous finissons régulièrement par associer son parfum à la personne qui le porte. Et ce souvenir peut demeurer longtemps en mémoire !

Le parfum comme déguisement.

« Si l'odeur est marque de soi, il suffit qu'elle soit habilement manipulée pour tromper le nez. Que l'un usurpe l'apparence olfactive d'un autre et le voilà abusant son monde. Glissé en cette peau qui n'est pas la sienne, il se donne à sentir sous de faux airs. Le stratagème imaginé par Jacob dans la Bible repose sur le déguisement olfactif : alors que le vieil Isaac, aveugle, se rend auprès de son fils Esaü pour lui accorder sa bénédiction, il est trompé par les manigances olfactives de son second fils Jacob. Prenant la place de son frère et revêtant ses habits, ce dernier s'empare de son odeur : il espère leurrer son père pour jouir des privilèges accordés à son frère. Lorsqu'Isaac l'embrasse, le humant pour s'assurer qu'il s'agit bien d'Esaü qu'il s'apprête à bénir, il est trompé par son nez. Flairant l'odeur qui s'exhale des vêtements endossés par Jacob, il ne parvient à déjouer la tricherie et bénit le mauvais fils. A l'odeur l'un reconnaît l'autre les yeux fermés ; mais l'échange d'identités olfactives peut aussi l'abuser » (Marzano, M., 2010). L'olfaction nous sert à nous reconnaître, à séduire... Et repousse parfois ! L'air de rien, notre nez nous guide, nous informe, nous désinforme. Il prend une place prépondérante dans notre quotidien, que nous ne soupçonnons pas au premier abord.

Le rôle de l’odorat dans la construction identitaire, point de vue analytique.

Du point de vue psychanalytique, la perception induite par les sens revêt également une importance dans l’intégration psychique selon Boubli, Konicheckis et al. (2002). En effet, le moi se construit par rapport à des excitations externes.

Freud dit : « il est facile d’apercevoir que le moi est la partie du ça modifiée sous l’influence directe du monde extérieur […]. Il s’efforce aussi de faire valoir l’influence du monde extérieur sur le ça et ses visées, tend à installer le principe de réalité à la place du principe de plaisir […] La perception joue pour moi le rôle qui dans le ça échoit à la pulsion » (Freud, 1923, in Boubli, M., Konicheckis, A. et al., 2002). Il poursuit : « le moi est avant tout un moi corporel [… il] est finalement dérivé de sensations corporelles, principalement de celles qui ont leur source dans la surface du corps. Il peut ainsi être considéré comme une projection mentale de la surface du corps » (Ibidem). Les perceptions, issues des expériences sensorielles nous façonnent. Elles ont une influence jusque dans la construction de notre identité, de notre moi.

Le Cri, E. Munch.

Odorat et structuration du Soi.

Selon Bick, certains troubles de la conscience des frontières du corps trouveraient même leur origine dans des carences relationnelles de contact entre la mère et l’enfant (Boubli, M., Konicheckis, A. et al., 2002). Le contact mère-enfant induit le fait de tenir le bébé dans ses bras, le son de la voix, l’odeur de la mère (Ibidem). Ces expériences structurent le Soi (Ibidem). « Le besoin d’un objet contenant semblerait, dans l’état non intégré du premier âge, produire une recherche frénétique d’un objet – une lumière, une voix, une odeur, ou un autre objet sensuel – qui puisse retenir l’attention et, partant, être éprouvé momentanément au moins comme tenant rassemblées les parties de la personnalité. L’objet optimal est le mamelon-dans-la bouche joint à la façon qu’a la mère de tenir et de parler à son odeur familière » (Bick, 1968, in Boubli, M., Konicheckis, A. et al., 2002). Elle poursuit : « La thèse est que, sous leur forme la plus primitive, les parties de la personnalité sont ressenties comme n’ayant aucune force liante entre elles et doivent de ce fait être tenues passivement ensemble grâce à la peau faisant office de limite. Mais cette fonction interne de contenir les parties du Self dépend à l’origine de l’introjection d’un objet externe, reconnu apte à remplir cette fonction. Ultérieurement, l’identification à cette fonction de l’objet remplace l’état de non-intégration et permet le fantasme des espaces externe et interne. Seulement alors, la scène est prête pour que s’opère le premier clivage-et-idéalisation du Self et de l’objet tel que M. Klein l’a décrit. Tant que les fonctions contenantes n’ont pas été introjectées, le concept d’espace à l’intérieur du Self ne peut pas survenir » (Ibidem).

La mère joue donc un rôle essentiel dans la construction identitaire de l’enfant. Elle a une action contenante des différentes parties de la personnalité. Par sa présence et son absence, elle crée la conscience de Soi de son enfant. C’est là que discrètement l’olfaction joue également son rôle. La présence de la mère est ressentie par les sens… Par son regard, sa peau, ses bras mais également son odeur.

Odorat et sensualité.

« La sensualité est un objet sensoriel, qui nécessite un contenant corporel offrant au contact la peau et sa texture ou ses dérivés, mis et maintenu en éveil par la rythmicité des mouvements pulsionnels » (Boubli, M., Konicheckis, A. et al., 2002). Les auteurs (2002) nous disent qu’elle participe à la sexualité, dans laquelle elle puise son imagination. La sensorialité fait partie de la sensualité et du désir. Le sein de la mère et la bouche de l’enfant procurent à l’enfant la première expérience sensuelle. C’est « un lieu d’expérimentation et d’expérience de la jouissance » (Ibidem).

La sensorialité et les sensations agréables de l’enfance sont racontées à travers cet extrait de Marguerite Duras dans L’Amant : « Cette élévation de la maison sur le sol permet de la laver à grands seaux d’eau, de la baigner toute entière comme un jardin. Toutes les chaises sont sur les tables, toute la maison ruisselle, le piano du petit salon a les pieds dans l’eau. L’eau descend par les perrons, envahit le préau vers les cuisines. Les petits boys sont très heureux, on est ensemble avec les petits boys, on s’asperge, et puis on savonne le sol avec du savon de Marseille. Tout le monde est pieds nus, la mère aussi. La mère rit. La mère n’a rien à dire contre rien. La maison toute entière embaume, elle a l’odeur délicieuse de la terre mouillée après l’orage, c’est une odeur qui rend fou de joie surtout quand elle est mélangée à l’autre odeur, celle du savon de Marseille, celle de la pureté, de l’honnêteté, celle du linge, celle de la blancheur, celle de notre mère, de l’immensité de la candeur de notre mère. L’eau descend jusque dans les allées » (Marguerite Duras, s.d., in Boubli, M., Konicheckis, A. et al., 2002).


Sources.

Marzano, M. (2010). Dictionnaire du corps. Paris : Presses Universitaires de France.

Boubli, M., Konicheckis, A., et al., (2002). Clinique psychanalytique de la sensorialité. Paris : Editions Dunod.

* https://irisroot.wixsite.com/irisroot/blog/les-m%C3%A9canismes-%C3%A9motionnels-de-l-odorat

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Les mécanismes émotionnels de l'odorat

J'ai eu l'immense joie d'écrire un article pour le site très inspirant de Juste Naturo, sur l'olfactothérapie et la maladie d'Alzheimer (cliquez ici pour le découvrir). J'y parle de l'influence des senteurs sur les souvenirs, et comment celles-ci peuvent devenir un outil thérapeutique dans le cadre de cette maladie. Pour un premier article à ce sujet sur mon blog, j'ai envie de présenter une introduction à la manière dont les souvenirs olfactifs se forment, et de leur puissance émotionnelle.

Premiers instants de vie et odorat.

L'odorat se développe très tôt, dans le ventre de la maman. Catherine Bouvet (2013) nous apprend que durant la grossesse, les récepteurs olfactifs et gustatifs sont stimulés par la circulation sanguine et les fluctuations de la composition du liquide amniotique. C’est au troisième mois de gestation qu’apparaissent les premiers cils de la cellule olfactive. Quelques semaines plus tard, c’est le bulbe olfactif qui se forme. C’est durant les trois derniers mois de la grossesse que les récepteurs olfactifs arrivent à maturité. Ils permettent d’apporter les informations au cerveau, ce qui a pour conséquence de voir l’enfant mémoriser certaines odeurs.

Connexion olfactive.

Nous savons que les goûts de la maman (et les consommations qui en découlent) influenceront les goûts du bébé pour certains arômes. Catherine Bouvet (2013) précise qu’un bébé dont la maman a l’habitude de consommer de la menthe ou de l’anis vers la fin de sa grossesse, aura après la naissance une préférence pour ces arômes. L’auteure continue en ajoutant que la sensibilité au monde des odeurs de bébé, alors qu'il est encore dans le ventre de la maman, va même au-delà : il reconnaît même le parfum de celle qui le porte ! Cette connexion olfactive continue même après la naissance : « pour calmer les pleurs du nouveau-né séparé de sa mère, elles [les infirmières en maternité] déposent près de son visage une compresse, un tissu imprégné de l'odeur de la peau maternelle » (Bouvet, C., 2013). L'odeur de la maman joue alors un rôle rassurant, un lien entre le monde in utero et sa venue au monde. C'est la prolongation, une transition entre deux mondes. L'odeur de sa maman est un point de repère, un point d'ancrage fort.

Préférences déterminées par les gênes.

Selon certains auteurs, nous sommes programmés génétiquement pour privilégier certaines odeurs par rapport à d'autres. Ainsi, pour une étude, Jacob Steiner (Université de Jerusalem) a exposé des nouveau-nés à des odeurs de banane, beurre, vanille, crevettes, œuf pourri etc. (Bouvet, C., 2013). Il a observé que les odeurs que les adultes apprécient généralement déclenchent des réactions positives chez les nouveau-nés (Ibidem). Inversement celles jugées désagréables par les adultes provoquent des réactions faciales et orales négatives chez les nouveau-nés (Ibidem). Nos gènes déterminent donc dans une certaine mesure nos goûts, mais ne développe-t-on pas également nos préférences et nos aversions en fonction de notre histoire ?

Filippo Minelli

Olfaction et événements marquants.

A l'inverse, Catherine Bouvet raconte que certains auteurs comme Rachel Hertz (psychologue américaine et chercheuse en neurosciences) concluent qu'il n'existe pas d'odeur naturellement appréciée ou détestée. L'appréciation des odeurs serait le résultat d'apprentissages et d'associations. Rachel Hertz nous relate l'histoire de cette jeune fille, ayant une aversion profonde pour le parfum de la rose. En effet, cette senteur lui rappelle les funérailles de sa mère, auxquelles elle a associé le parfum des fleurs disposées pour la cérémonie. Elle nous raconte aussi l'histoire d'un homme ayant une affection particulière pour l'odeur du moisi. Cette odeur lui rappelait la maison de vacances, qu'il fallait aérer longuement après qu'elle soit restée de longs mois fermée.

Olfaction et apprentissage social.

Catherine Bouvet (2013) nous rapporte que selon Benoist Schaal, l'odorat est un sens aiguisé permettant la reconnaissance par les membres d'une famille. « Entre deux et cinq ans l'enfant sait identifier olfactivement un vêtement porté par sa mère et il peut de la même façon distinguer son frère ou sa sœur d'un enfant non familier de même âge et de même sexe » (Schaal, B., in Bouvet, C., 2013). « Une mère est capable de reconnaître l'odeur de son enfant parmi celles d'autres enfants du même âge » (Ibidem). Toutefois, ce type de reconnaissance serait rapidement refoulé. En cause, notre éducation judéo-chrétienne. Enfant, nous serions par exemple capables d'identifier le membre de la famille qui serait passé avant nous au cabinet, mais ceci étant beaucoup trop intime, notre éducation nous ferait mettre des barrières inconscientes à la puberté (Bouvet, C., 2013).

Olfaction et traditions.

Ainsi, toujours selon Catherine Bouvet (2013), alors que les odeurs nous entourent et nous imprègnent depuis nos premiers instants, elles sont parfois refoulées dans nos pays occidentaux. Ailleurs dans le monde, les parfums font partie de rites ancestraux pour accompagner le moment de la naissance. Jusque dans les années 50-60 dans les pays du Maghreb, le bébé et sa maman prenaient presque littéralement un bain olfactif au moment de la naissance. Des fumigations odorantes étaient mises en place dans la pièce où avait lieu l'accouchement, puis le bébé était massé avec des baumes et des huiles parfumées. Ceci avait pour objectif de purifier et de protéger contre le « mauvais oeil ».

L'accouchement avait lieu sur une peau de mouton, à l'odeur animale caractéristique. La chambre de la maman était baignée dans des fumigations notamment de clou de girofle, et on lui donnait à boire des infusions de menthe, de thym, de cannelle (toutes trois aux vertus désinfectantes) et du lait aromatisé à la fleur d'oranger. On disposait dans le lit du bébé un sachet contenant diverses substances odorantes : encens, coriandre, benjoin. On essuyait sa bouche avec un tissu imprégné de cumin, et son alimentation était aussi composée de miel et du sucre de dattes.

Conclusion.

« Les odeurs n’ont ni couleur, ni forme, ni sonorité, elles ne se palpent pas. Mais lorsque l’odeur passe, elle est sentie, ressentie, et analysée par le cerveau, qui la trouve agréable ou non, qui la reconnaît ou pas, dans une attitude d’éveil qui peut orienter un comportement. Mais l’odeur n’est pas nommée, il n’y a pas de rapport direct objet-mot. L’odeur est appelée par ce qu’elle représente ou évoque, une fleur, un fruit, un objet, un lieu, c’est toujours un langage d’emprunt comparatif souvent avec la sémantique des autres organes du sens. Langage à la fois nécessaire et riche, mais qui reste imprécis, variable, et peu reproductible d’un sujet à l’autre, lié en fait à l’univers de l’affect personnel » (Le Lièvre, G., 1994). Ainsi les odeurs sont-elles liées aux premiers instants de la vie. Elles font partie de nos souvenirs. Ce sont ces mêmes souvenirs qui nous construisent, qui sont la trace de ce que nous avons vécu et de qui nous sommes devenus. Ils peuvent être agréables et moins agréables, car ils sont liés à toute une gamme d'émotions que nous traversons tout au long de notre vie. La senteur devient un moyen de faire ressurgir souvenirs et émotions, une madeleine de Proust et même un outil thérapeutique.


J'espère que le sujet vous plaît, car il me passionne. Je continuerai à le détailler sur le blog :)


Sources.

Bouvet, C., (2013). Manipulations olfactives. Paris : Editions Payot & Rivages.

Le Lièvre, G. (1994). L’olfaction. Rééducation orthophonique, 32, N°177, mars 1994, p.75-83.

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Le calendula, la fleur qui répare

Disparue des champs à cause des désherbants (Calendula arvensis), cette jolie fleur orange (Calendula officinalis) a de nombreuses vertus thérapeutiques. Bien connue de ceux qui s'intéressent aux plantes, elle s'utilise aussi bien en externe qu'en interne. Nous allons faire un petit état des lieux de ses bienfaits.

Calendula officinalis, dans les jardins de l'Abbaye de Villers-La-Ville en Belgique.

Originaire du bassin méditerranéen, le souci (pour les intimes...) pousse facilement dans nos jardins (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Ses fleurs renferment de nombreux actifs, comme les flavonoïdes (antioxydants), les caroténoïdes (vitamine A, antioxydant), le lycopène (antioxydant), des xantophylles (pigments), des phytostérols (contre le cholestérol), des composés terpéniques (composés aromatiques aux nombreuses actions), des saponosides (propriétés moussantes) (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Elle contient également l'huile essentielle de la plante, des coumarines (action anti-œdémateuse), des sels minéraux (potassium), ainsi que de l'acide salicylique (analgésique) (Laurant-Berthoud, C., 2016).

Propriétés thérapeutiques.

En usage externe, le calendula a des vertus cicatrisantes et anti-infectieuses (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Grâce aux triterpènes et aux flavonoïdes, il a une action antibactérienne, antifongique et anti-inflammatoire (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). En gargarisme, il est donc intéressant dans le cas d'une gingivite ou à la suite d'une intervention dentaire (Laurant-Berthoud, C., 2016). Il est anti-oedémateux, anti-inflammatoire et permet de lutter contre les aphtes (Laurant-Berthoud, C., 2013). Ses propriétés anti-oedémateuses sont également avatageuses dans le cadre des suites opératoires d'une mastectomie (Laurant-Berthoud, C., 2016).

En interne, il stimule légèrement la production d'oestrogènes, ce qui lui permet de favoriser la venue des règles et de les rendre moins douloureuses, tout en les régulant (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Il agit sur la sphère digestive et le foie, tout en ayant une action sur le système immunitaire (Laurant-Berthoud, C., 2013). Il est utile pour apaiser les inflammations du système digestif, et favorise le bon fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire, en stimulant la sécrétion de la bile (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Il permettrait au foie de récupérer après la prise d'un traitement médicamenteux à long terme (Laurant-Berthoud, C., 2013). Il a un effet dépuratif, en permettant l'élimination des déchets de l'organisme (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Il offre une action anti-uclère gastrique, et fait baisser le taux de cholestérol (Laurant-Berthoud, C., 2013). C'est un immunostimulant, et il serait intéressant dans le cadre de la lutte contre les tumeurs (Laurant-Berthoud, C., 2013). Ce dernier point est à évoquer avec son médecin, dans le cadre d'un traitement médical adapté.

Formes galéniques.

Pour l'usage interne, c'est en infusion qu'il est le plus simple à utiliser. Faites infuser 30g de fleurs par litre d'eau bouillante, pendant 10 minutes (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Prenez-en 3 bols par jour (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Si vous l'utilisez pour ses propriétés sur le cycle menstruel, commencez à le prendre 10 à 15 jours avant la date présumée des règles (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Pour confectionner une teinture de fleurs de souci, versez sur les fleurs de souci tassées le triple de leur volume en alcool à 40% vol. (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Laissez macérer pendant 10 jours, et prenez 2 à 4 g par jour (Debuigne, G., Couplan, F., 2016).

En usage externe, vous pouvez appliquer la teinture diluée dans un peu d'eau pour les problèmes cutanés ou l'infusion comme lotion (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Vous pouvez également confectionner une décoction, en faisant bouillir 100 g de fleurs par litre d'eau (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Laissez bouillir 2 minutes, infusez 10 minutes et utilisez pour les gargarismes (aphtes) ou les bains de pieds (engelures) (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Mais la forme la plus célèbre est le macérat, qui consiste à laisser macérer au soleil 500 g de fleurs fraîches pour 3/4 de litre d'huile d'olive, pendant 21 jours (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Il est également possible d'appliquer le suc des pétales directement sur les cors et les verrues, en prenant soin de les piler et de les réduire en bouillie au préalable (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Il est également possible de confectionner des baumes ou des pommades à base de calendula.

Précautions d'emploi.

Attention si vous êtes allergique aux astéracées, si vous êtes enceinte ou que vous allaitez (Laurant-Berthoud, C., 2013).

du Baume des petits bobos au Calendula, du Blog Mes Recettes Naturelles:

    Ingrédients
  • 40 ml de macérât de calendula
  • 5 g de cire d’abeille
  • en option : 10 gouttes d’huile essentielle de lavande
  • 1 capsule de vitamine E
    Préparation
  • commencez par désinfecter vos contenants, votre matériel et le plan de travail. Lavez-vous bien les mains
  • dans un bol, faites fondre au bain marie l’huile et la cire d’abeille
  • retirez du feu et mélangez pour homogénéiser la préparation
  • quand le mélange a un peu refroidi (il commence à figer contre les bords du bol), ajoutez les huiles essentielles et la vitamine E. Mélangez pour les incorporer
  • versez sans attendre dans votre pot
  • laissez complètement refroidir avant de refermer le couvercle
  • étiquetez votre préparation

Ce baume se conserve 6 mois à l’abri de la lumière et de la chaleur. Comme toutes vos préparations maison, jetez-les si elles changent de texture ou d’odeur.

Retrouvez la recette du baume au calendula sur le blog de Mes Recettes Naturelles: https://mesrecettesnaturelles.com/cosmetiques/soin-du-corps/13-facons-dutiliser-les-fleurs-de-calendula/


Sources.

Debuigne, G., Couplan, F., (2016). Le Petit Larousse des plantes qui guérissent (IIe éd.). Paris, France: Larousse.

Laurant-Berthoud, C., (2016). Du bon usage des plantes médicinales. 57 plantes et leur meilleure forme galénique. Saint-Julien-en-Genevois, France: Editions Jouvence.

Laurant-Berthoud, C., (2013). Tisanes: guide pratique pour toute la famille. Prévenir, soulager et se soigner au naturel. Saint-Julien-en-Genevois, France: Editions Jouvence.

La figue, gourmandise d'été

Fruit d'été par excellence, la figue a de nombreuses vertus. A commencer par son goût sucré, qui ravit les papilles. Consommez-la en entrée, en plat ou en dessert. C'est un allié de la santé, riche en minéraux et en fibres. Zoom sur quelques unes des qualités naturelles de l'arbre et du fruit.

Figues de juillet, ça pousse...

Composants

Selon Alix Lefief-Delcourt, la figue est riche en fibres, en particulier lorsqu'elle est sèche (2017). Sa peau est riche en antioxydants (composés phénoliques, lycopène, lutéine, bêta-carotène...) (idem). Sèche, elle est également une bonne source de potassium, calcium et magnésium (idem). Selon Debuigne, G. et Couplan, F., elle est composée à 50% de sucres, ainsi que de flavonoïdes, d'enzymes et de furanocoumarines (2016).


Propriétés thérapeutiques

Conseillée aux personnes souffrant de dyspeptie et de constipation, elle est nourrissante, laxative et facile à digérer (Debuigne, G. et Couplan, F., 2016). La figue sèche est émolliente et adoucissante, elle peut donc être utilisée pour le traitement des affections pectorales, comme la bronchite, la coqueluche ou la pneumonie (idem). Elle est de ce fait indiquée en décoction pour effectuer des gargarismes, afin de traiter une gorge irritée, la toux, l'enrouement ou les inflammations des gencives ou de la joue (idem).

Le suc sécrété par le figuier est efficace conte les cors et les verrues, grâce à une enzyme qu'il contient (Debuigne, G. et Couplan, F., 2016).

La figue permet également de lutter contre les maladies cardiovasculaires, grâce aux anthocyanes, qui protègent les parois des vaisseaux sanguins (Lefief-Delcourt, A., 2017). Elle régule le taux de cholestérol grâce aux fibres, et régule la tension artérielle grâce a potassium (idem). Elle aide à perdre du poids, grâce aux fibres qu'elle contient et qui permettent de se sentir rassasié (idem). Attention cependant à sa forte teneur en sucres. Grâce à ses propriétés émollientes, elle permet de soulager de légères brûlures ou inflammations de la peau, en appliquant directement une figue fraîche coupée en deux (Lefief-Delcourt, A., 2017).

En gemmothérapie, les bourgeons de figuier (Ficus carica) permettent de lutter contre le stress et l'insomninie (Hourlier, M., 2018). En plus de cette actions équilibrante sur le système nerveux, le figuier favorise également la digestion (idem). Posologie: 30 à 50 gouttes par jour (commencer par 5 gouttes et augmenter d'une goutte par jour jusqu'à obtenir le résultat désiré), en-dehors des repas (idem). En cure: à prendre pendant 3 semaines au quotidien, 1 semaine d'arrêt, pendant 3 mois maximum (idem).


Recette

Pour finir, je vous invite à découvrir la recette de salade de kale au quinoa et figues fraîches, de Cooking Julia:

http://cookingjulia.blogspot.com/2016/10/salade-de-kale-au-quinoa-et-figues.html


Sources

  • Debuigne, G., Couplan, F., (2016). Le Petit Larousse des plantes qui guérissent (IIe éd.). Paris, France: Larousse.
  • Hourlier, M., (2018). Bien dormir grâce à des remèdes naturels. Paris: Editions du Dauphin.
  • Lefief-Delcourt, A., (2017). Ma bible des aliments qui soignent. Paris: Leduc.s Editions.

Deuil et naturopathie

Je vais aborder ici un sujet beaucoup moins léger que les précédents. Il est 22h22 alors que je commence l'écriture de cet article (non mais allô?!), car j'ai envie (en-VIE) de sortir quelque chose de positif de tout ça. Ce sera grâce au partage. J'ai perdu ma meilleure amie d'une maladie grave, il y a un peu plus d'un an. Le tout dans un contexte complexe, que je ne ne détaillerai pas (préparez-vous à avoir déjà assez de lecture comme ça!). J'ai avancé dans le processus depuis, mais je sens que j'ai encore du chemin à parcourir. Si vous traversez également une période de deuil ou si le sujet vous intéresse, nous allons passer en revue quelques astuces liées à la naturopathie.

Le deuil est un sujet vaste et complexe. Je n'ai évidemment pas la prétention de pouvoir l'aborder de façon complète dans cet article. Si vous sentez que vous sombrez et que vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un professionnel de la santé. Il s'agit simplement ici de parler un peu de ma propre expérience, et de compléter par quelques astuces dont j'ai pris connaissance. Bien sûr, s'il existait une formule magique je vous la donnerais tout de suite! En attendant que le jour merveilleux d'une telle invention arrive, voici quelques clés pour vous aider à traverser cette période de turbulences.


Les étapes du deuil

Dans un premier temps, il me semble important de souligner brièvement l'apport de Madame Elisabeth Kübler-Ross dans les connaissances actuelles du processus de deuil. Elle a mis en évidence les cinq stades du deuil "le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation - [qui] font partie du cheminement au cours duquel nous apprenons à vivre avec l'absence de l'être perdu (Kübler-Ross, E., Kessler, D., 2009). L'énumération et la description de ces étapes ne fige pas le deuil dans un cadre rigide, un genre de passage obligé en respectant l'ordre imposé. Il s'agit simplement d'un outil, afin d'aider dans la compréhension des émotions autour de cette épreuve. "Tout le monde ne passe pas forcément par ces cinq étapes et les réactions ne suivent pas toujours le même ordre" (Kübler-Ross, E., Kessler, D., 2009). Si vous avez envie d'en savoir plus sur ces étapes traversées par un grand nombre de personnes, je vous invite à lire un des livres de cette auteure, dont vous trouverez les références à la fin de cet article.


Accepter de l'aide

Pour ma part, étant donné le contexte particulier d'une amitié houleuse, j'ai éprouvé et j'éprouve toujours beaucoup de colère. J'ai fini par la retourner contre moi-même. Avec le recul, à force de garder cette colère bouillonnante en moi je me suis aperçue que j'avais commencé en quelques sortes à me consumer. Je me suis enfoncée dans la tristesse, et j'ai eu besoin d'aide. Si comme moi, vous en ressentez le besoin, n'ayez pas honte de pousser la porte d'un psy. Demander un coup de main n'est pas toujours aussi facile que ça en a l'air. Il faut d'abord être prêt à s'avouer que l'on ne peut pas se débrouiller seul cette fois, bien que l'on préfèrerait... Et il y a des personnes qui sont là pour nous accompagner dans cette démarche.


S'inspirer de la force des autres

J'ai passé plusieurs années sans lire "pour moi", mais c'est cette perte douloureuse qui m'a finalement poussée à reprendre la lecture. Je ne m'en sortais pas avec mon chagrin, alors j'ai eu besoin de puiser mes forces dans le témoignage de ceux qui étaient déjà passés par là. Le livre que j'ai cité plus haut est enrichi de brefs (mais éloquents!) témoignages. J'aimerais aussi parler du livre de Sophie Daull, Camille, mon envolée. En plus de permettre de se sentir moins seul(e) face à ces émotions dévastatrices, c'est un livre écrit avec une plume superbe, qui vient tout droit du coeur d'une maman. Evidemment, lire ces témoignages "enferme" en quelque sorte dans la douleur, le temps de la lecture. Mais c'est un passage utile pour certains, qui permet de vivre ces émotions tout en étant porté par une forme de communion lorsqu'on se rend compte que "elle/lui aussi!" est passé par là. Et qu'il/elle a survécu. Le livre commence d'ailleurs par la citation du proverbe chinois suivant: "Tu ne peux pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de ta tête, mais tu peux les empêcher de faire leur nid dans tes cheveux" (Daull, S. 2015).


Les plantes

Etre confronté à la perte d'un être cher peut amener des émotions difficiles à vivre, comme la tristesse ou la nostalgie. Lorsque ces émotions affectent le quotidien, que l'on est fatigué, que l'on n'a plus goût aux mêmes choses qu'avant, qu'on n'arrive plus à se lever le matin, il vaut mieux prendre un moment pour se demander ce qui nous arrive. Il faut dissocier ici la déprime passagère, de la véritable dépression, qui est un état durable. Si vous sentez que vous ne parvenez pas à sortir la tête de l'eau, ne restez pas seul face à cela. Allez voir votre médecin traitant, une personne spécialisée dans la prise en charge psychologique, ou un professionnel de la santé adapté à vos besoins du moment.

Si vous avez simplement besoin d'un petit coup de pouce et que vous ne prenez pas de traitement antidépresseur ou anxiolytique, certaines plantes peuvent vous aider. Le safran, le brahmi, la rhodiola et le curcuma ont démontré des résultats intéressants sur le moral (Le Gouvello, M. 2018). Le millepertuis et le griffonia également, mais ils sont plus délicats d'utilisation (Le Gouvello, M. 2018). Le millepertuis peut par exemple être à l'origine d'interactions médicamenteuses. Le damiana (Turnera diffusa) et la gentiane jaune (Gentiana lutea) auraient un effet antidépresseur (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Dans tous les cas, ne prenez pas ces plantes en plus d'un traitement antidépresseur ou anxiolytique, surtout de votre propre initiative.

En aromathérapie, un mélange à parts égales (5 gouttes de chaque) de petitgrain bigarade, de mandarine et de lavandin super peut être diffusé trois fois par jour, pendant 15 minutes (Willem, J.-P., 2018). Ce mélange convient uniquement aux adultes.

Un naturopathe vous permettra d'inclure l'utilisation de ses plantes dans le cadre d'une prise en charge plus globale et personnalisée.


Une activité physique

Pratiquer une activité physique permet la sécrétion de substances dans le corps qui produisent une sensation de bien-être, comme les endorphines et la sérotonine (Le Gouvello, M. 2018). La marche en extérieur, de préférence dans des lieux lumineux, a des effets bénéfiques sur le moral (Le Gouvello, M. 2018).

La pratique du yoga permet de se recentrer sur soi et ses sensations corporelles, puis émotionnelles. Je vous ai d'ailleurs parlé de ma découverte du yoga dans un précédent article: https://irisroot.wixsite.com/irisroot/blog/ma-d%C3%A9couverte-du-yoga .C'est une façon de prendre soin de soi, de se reconnecter à ses besoins. Certaines postures, comme le chien tête en bas (Adho mukha svanasana) permettent de contrer l'anxiété (Le Gouvello, M. 2018).

Mais il s'agit surtout de pratiquer une activité qui vous convient, qui vous fait plaisir. Pour certains ce sera la course à pied, pour d'autres ce sera la natation, l'équitation...


L'alimentation

Une alimentation variée et équilibrée permet d'avoir tous les apports nutritifs nécessaires au bon fonctionnement nerveux. Les intestins sont liés au système nerveux, et sont impliqués dans la fabrication des neuromédiateurs (Lefief-Delcourt, A., 2017). Qui n'a pas connu le fameux mal de ventre face à un stress intense? (Lefief-Delcourt, A., 2017). Voilà pourquoi il est important de prendre soin de son moral, de ses intestins et de la flore qui les constitue (Lefief-Delcourt, A., 2017).

Pour ma part, le deuil a été associé à une perte d'appétit, comme c'est régulièrement le cas face à un choc. Parallèlement, devant la fatigue qui s'accumulait et le fait que je sois devenue végétalienne, je me suis de plus en plus renseignée sur mon alimentation. Le sujet de la santé était également devenu une grande préoccupation, suite à plusieurs cas de cancer autour de moi. Pour toutes ces raisons, il me semble important de citer quelques aliments santé, qui peuvent avoir leur importance dans le cadre du deuil. Je vais me concentrer ici sur quelques conseils destinés aux vegétaliens, puisque c'est le régime sur lequel je me documente le plus. Mais une consultation chez un naturopathe vous permettra de bénéficier de conseils adaptés à votre régime alimentaire.

+ Les aliments à privilégier: les huiles végétales riches en oméga 3 (colza et lin, plus particulièrement) (Lefief-Delcourt, A., 2017). Les légumes verts à feuilles (épinard, cresson, oseille, laitue, persil), pour leur richesse en vitamine B9 (Lefief-Delcourt, A., 2017). Cette vitamine se retrouve également dans les noix, les noisettes, les graines de tournesol et de lin, ainsi que des bons acides gras. Un acide aminé essentiel, considéré comme un antidépresseur naturel se retrouve également dans les noix, les graines et quelques fruits (banane, kiwi, cerise, ananas, tomate, prune...) (Lefief-Delcourt, A., 2017). Il s'agit du tryptophane (Lefief-Delcourt, A., 2017). Pour votre plus grand plaisir, probablement, le chocolat noir et le cacao en poudre sans ajout de sucre sont riches en substances "euphorisantes", ainsi qu'en fer et en magnésium (Lefief-Delcourt, A., 2017). Privilégiez également les épices (pour leur apport en fer) et les eaux riches en magnésium (Hépar, Contrex...) (Lefief-Delcourt, A., 2017). N'oubliez pas de vous complémenter en vitamine B12 si vous ne consommez pas de produits d'origine animale. Il s'agit d'une vitamine essentielle au bon fonctionnement du système nerveux.

- Les aliments à éviter: les produits transformés (industriels) car ils apportent peu de nutriments essentiels (Lefief-Delcourt, A., 2017). Les aliments à indice glycémique élevé (notamment le sucre raffiné) augmenteraient le taux de dépression (Lefief-Delcourt, A., 2017). Les aliments acidifiants perturberaient l'équilibre acido-basique, ce qui obligerait le corps à puiser dans ses réserves de magnésium, un minéral influent sur l'humeur (Lefief-Delcourt, A., 2017). Il s'agit par exemple de la viande, du poisson, des oeufs, des produits laitiers (Lefief-Delcourt, A., 2017).

Rappelons que pour être en bonne santé, il faut avoir une alimentation variée permettant de combler les besoins en nutriments essentiels.


Les pierres

Certaines personnes peuvent être sensibles aux énergies qui émanent des pierres, et les vertus thérapeutiques qui en découlent. Certaines ont des effets bénéfiques chez les personnes en deuil, ayant besoin d'apaisement, de clairvoyance ou de positivité. C'est le cas de l'améthyste, l'or, l'opale oeil de chat, opale blanche, la pierre de soleil (Gienger, M., 2017).

J'espère vous avoir apporté quelques pistes pour faire face à cette épreuve si vous y êtes confronté(e), et je vous souhaite beaucoup de courage. Même si l'on ressent parfois le besoin d'être seul, il peut être réconfortant de savoir que d'autres sont passés par là également et qu'ils ont quelques pistes à nous offrir pour traverser cette période. Cependant, à une époque où tout doit aller vite je pense que l'essentiel est de prendre le temps. Chaque deuil est différent, car chaque personne, chaque histoire est différente. Prenez soin de vous.


Sources

  • Daull, S. (2015). Camille, mon envolée. Paris: Editions Philippe Rey.
  • Debuigne, G., Couplan, F., (2016). Le Petit Larousse des plantes qui guérissent. Paris: Larousse.
  • Gienger, M., (2017). 430 pierres aux vertus thérapeutiques. Paris: Guy Trédaniel Editeur.
  • Kübler-Ross, E., Kessler, D. (2009). Sur le chagrin et le deuil. New York: Editions Pocket.
  • Lefief-Delcourt, A., (2017). Ma bible des aliments qui soignent. Paris: Editions Leduc.s.
  • Le Gouvello, M., (2018). Naturopathie. Le guide complet au quotidien. Paris: Rustica Editions.
  • Willem, J.-P., (2018). Huiles essentielles anti-stress. Paris: Albin Michel.

Coquelicot, mon amour

Jolie fleur rouge aux pétales délicats, le coquelicot est synonyme des beaux jours et de la campagne. C'est une fleur des champs, qui a inspiré un célèbre parfum bien qu'elle n'ait pas d'odeur prononcée. Je l'ai choisie pour inaugurer cette catégorie dédiée aux fleurs, car c'est une de mes préférées. Mais quelles sont ses vertus thérapeutiques?

Le coquelicot a bien failli disparaître de nos campagnes, suite à l'utilisation massive d'herbicides (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). On le rencontre principalement dans les champs, les terrains vagues et les talus (Lévêque, H., 2010).

Il colore les campagnes, qu'il ponctue de rouge écarlate. On ne distingue pas de parfum particulier lorsque l'on pose son nez dessus, mais j'ai le souvenir d'une douce odeur végétale qui imprégnait mes doigts lorsque je tenais quelques temps une de ces fleurs. Pourtant, il s'agit d'un plaisir éphémère. Le coquelicot une fois cueilli se flétrit très vite, pas question d'en faire un grand bouquet qui durera plusieurs jours.

En raison de sa rareté, mieux vaut le laisser sur place et l'admirer dans son élément afin qu'il puisse se reproduire. Mais si l'on trouve un endroit assez peuplé on peut récolter quelques fleurs, tout en prenant soin d'en laisser toujours en suffisance derrière soi. Evitez toutefois les zones arrosées de pesticides... Le mieux étant peut-être d'en cultiver dans son jardin.


Propriétés thérapeutiques

Les vertus adoucissantes du coquelicot (Papaver Rhoeas) en font un excellent remède contre la toux (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Le coquelicot doit ces propriétés aux dérivés anthocyaniques, un mucilage qui donne la couleur rouge aux pétales (Soignez-vous, 2005). Doté également de vertus calmantes et légèrement narcotiques, il est un allié précieux contre la nervosité et les insomnies (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Ce sont les alcaloïdes, dont la rhœadine, qui lui attribuent ces bienfaits (Soignez-vous, 2005). Il aide notamment les enfants et les personnes âgées, en particulier lorsque les insomnies sont dues aux quintes de toux (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Appliquez tout de même les précautions d'usage en particulier pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, en prenant l'avis d'un professionnel de la santé.


En infusion

Recouvrez d'eau bouillante 15g de fleurs séchées par litre, et laissez infuser 10 minutes (Debuigne, G., Couplan, F., 2016). Pour renforcer l'effet adoucissant, ajoutez un peu de miel (idem).

Le coquelicot entrait autrefois dans la composition de la tisane aux 7 fleurs pectorales (Lévêque, H., 2010). Celle-ci était composée d'un mélange en quantités égales de fleurs séchées de mauve (Malva sylvestris), guimauve (Althaea officinalis), bouillon blanc (Verbascum thapsus), gnaphale des montagnes (Antennaria dioica), tussilage (Tussilago farfara), coquelicot (Papaver rhoeas) et violette (Viola odorata) (Lévêque, H., 2010). Ce mélange peut s'utiliser en infusion en cas de rhume et de toux, à raison de 10 g par litres à laisser infuser 10 minutes (Debuigne, G., Couplan, F., 2016).

Pour faire sécher les pétales de coquelicot, disposez-les à plat sur un torchon à l'abri de la lumière et conservez-le ensuite dans un bocal hermétique (Soignez-vous, 2005). S'ils deviennent noirs, c'est qu'ils ont pris l'humidité et il faut éviter de les consommer (Soignez-vous, 2005). Vous pouvez également trouver des pétales de coquelicot séchés dans une herboristerie.


En sirop

Recette extraite du site Terre Vivante: Portez à ébullition 1 litre d'eau, dans lequel vous jetez 400g de pétales de coquelicot (Papaver Rhoeas). Retirez du feu, et laissez infuser 10 minutes. Filtrez à travers un linge, en pressant ce dernier pour bien extraire le jus. Pesez le liquide obtenu, et ajoutez la même quantité de sucre. Portez à nouveau à ébullition. Quand le mélange commence à bouillir, baissez le feu et mélangez pendant 2 à 3 minutes. Arrêtez la cuisson, et versez dans des bouteilles en verre que vous aurez stérilisées à l'eau bouillante au préalable. Fermez soigneusement les bouteilles.

Ce sirop peut s'utiliser contre la toux, mais également pour aromatiser vos desserts ou vos boissons.


En salade

Idée de recette: Mélangez des jeunes pousses d'épinards, quelques champignons de Paris finement détaillés, une carotte râpée, deux tomates, un poivron jaune en fines lamelles, et des pignons de pin. Assaisonnez selon votre goût à l'aide d'une cuillère à soupe d'huile d'olive pour 1/2 cuillère à soupe de vinaigre balsamique, sel (utilisez un mélange de sel, d'herbes aromatiques et légumes, ou du gomasio, afin d'ajouter des saveurs tout en réduisant votre consommation de sel), poivre. Mélangez, et ajoutez quelques pétales de coquelicot par-dessus pour le plaisir des yeux, et une touche originale.


Sources

Je décline toute responsabilité en cas de mauvais usage des plantes mentionnées. Toujours se référer à l'avis d'un professionnel de la santé.

Survivre à la canicule naturellement

Le soleil qu'on a attendu toute l'année (en Belgique en tout cas...) est bien là. Toute cette luminosité fait du bien au moral, mais il faut avouer qu'en ce moment, ça tape fort... Et le corps ne suit pas forcément. On transpire, on a chaud. Que faire pour supporter un peu mieux cette chaleur?

Bon, si on a la clim' il faut avouer qu'on le vit un peu mieux. Mais si on n'a pas cette chance (assez peu écologique), on fait des courants d'air, on ouvre les fenêtres lorsqu'il fait plus frais et on ferme les rideaux (les volets, quand on en a) quand ça tape. D'accord, mais encore?

Vous la sentez, là? La fraîcheur des bois?

Promenade dans la forêt

Il fait mourant de chaud, et vous avez un peu de temps devant vous? Une promenade dans les bois permet de profiter de la fraîcheur des lieux grâce à l'humidité naturelle et l'ombre des feuillus. En bonus, j'adore profiter du calme de ces lieux et de l'énergie bienfaisante qui s'en dégage. Et ce, tout au long de l'année...


S'hydrater:

Lorsqu'il fait chaud, on transpire. On le sait, mais il est toujours utile de le rappeler: attention à ne pas se déshydrater. Les sodas c'est chouette, mais c'est bourré de sucre (et plus si affinités). Alors on en consomme modérément. Au quotidien, rien de tel que de l'eau. Mais que faire lorsqu'on a envie de varier un peu les plaisirs?

  • Les tisanes glacées:
  • C'est ce que je préfère. On peut prendre un peu de menthe dans son jardin, ou de la verveine (ou autre!). Rincer soigneusement, et laisser infuser 2 heures à froid dans une bouteille/carafe d'eau placée au frigo. On peut également acheter des mélanges de thé ou de tisanes du magasin. J'aime beaucoup utiliser les tisanes Yogi Tea par exemple. Selon les envies, on peut servir avec des glaçons ou un peu de sucre (évitez le sucre raffiné, préférez le sucre de fleur de coco, le sirop d'agave, le sucre de canne complet etc.). Personnellement, je prépare mon infusion le matin sans sucre, et je la consomme tout au long de la journée. On peut choisir les plantes en fonction de leur goût, mais aussi des effets désirés (rajoutez une tranche de gingembre frais pour la digestion, par exemple).

  • Les infusions de fruits:
  • Le principe est le même, sauf qu'on laisse infuser des tranches de citron (bio!), des fruits rouges... Ce qu'on veut, en fait. On peut aussi faire un mélange d'herbes aromatiques/tisanes/thé avec des fruits.


Brumiser un hydrolat

Après une exposition au soleil, vous avez envie de vous rafraîchir et d'apaiser votre peau? Choisissez un hydrolat en fonction de ses propriétés, et de vos envies. Conservez-le au frigo pour encore plus de fraîcheur.

Renseignez-vous sur l'hydrolat que vous choisissez, en fonction des éventuelles contrindications et de votre type de peau. Il est important de noter que certains hydrolats sont photosensibilisants, et par conséquent totalement à proscrire avant une exposition au soleil. C'est le cas du millepertuis, par exemple.

L'hydrolat de fleur d'oranger (adoucissant et parfum fleuri), de rose (astringent et parfum délicat) et de menthe poivrée (rafraîchissant) sont très agréables en été. La camomille romaine permet d'apaiser une peau échauffée par le soleil. Le soir, l'hydrolat de géranium rosat peut aider à repousser les moustiques.


Laissez votre corps se réguler naturellement

Le corps a la faculté de réguler sa température, à l'aide de ce mécanisme naturel qu'est la transpiration. En-dehors d'une transpiration excessive, il est probablement dommage de bloquer ce phénomène par l'utilisation d’anti transpirants à base de sels d'aluminium (aluminium chlorhydrate et chlorure d’aluminium ). Ceux-ci auraient par ailleurs des conséquences néfastes sur les cellules mammaires, sans pour autant qu'un lien soit clairement établi avec le développement du cancer du sein (Passeport Santé, s.d.). L'aluminium serait également impliqué dans le développement de maladies dégénératives telles que les maladies d'Alzheimer via la consommation d'eau, et la myofasciite à macrophages par les vaccins (Passeport Santé, s.d.).

Ayant testé une panoplie de déodorants "bio", je n'ai pas été convaincue par leur efficacité en cas de stress, de sport, ou de grosse chaleur. J'avais alors essayé de me confectionner un déodorant maison à base d'huile de coco et de bicarbonate de soude, sur base de la recette d'Antigone XXI (lien en fin d'article). Enfin, je découvrais un produit efficace contre les odeurs (bien qu'il laisse transpirer, et c'est le but)! Mais après une semaine d'utilisation, mes aisselles étaient en feu. La recette n'y était pour rien, ni l'ajout d'huiles essentielles. J'ai refait un déodorant sans HE. C'était le bicarbonate de soude, trop agressif pour ma peau. J'ai donc recommencé à utiliser des déodorants classiques pendant plusieurs années.

C'est une super amie (coucou Lilie!) qui m'a parlé des déodorants de la marque Schmidt's, sans bicarbonate. J'ai longtemps hésité avant d'investir, légèrement échaudée que je fus à claquer de l'argent dans des déodorants bio peu efficaces sur moi. Mais en me lançant dans l'aventure de la naturopathie, et en terminant mon déo habituel, je me suis souvenue de son avis très positif. J'ai donc commandé celui au géranium, et vous savez quoi? J'en suis ravie!

J'espère que ces quelques astuces vous seront utiles. A bientôt, dans un nouvel article :)


Sources

Article non sponsorisé.

Vers une parfumerie naturelle

En matière de parfums, je suis très curieuse et avide de découvertes. Dans le cadre de mes études, je me suis intéressée à l'olfactothérapie (j'y consacrerai un article), et ce n'était pas par hasard. Les parfums ont toujours occupé une place importante dans mon quotidien, en stimulant un sens en lien étroit avec mon état d'esprit.

Mon premier parfum était un extrait (la formule la plus concentrée) de chez Fragonard. Belle de nuit. Une senteur fruitée et fleurie, que mes parents m'ont offerte après avoir visité le musée de Grasse. Je me suis beaucoup intéressée à la parfumerie classique, en passant des Guerlain à la parfumerie de niche. Mais aujourd'hui, pour être en accord avec mes démarches, c'est une parfumerie à base d'ingrédients plus naturels qui m'intéresse.

De gauche à droite: Kauai Orchid de Leahlani, Carvi et jardin de figuier de 100Bon, Karma de Lush, Ambre Précieux de Florame et Roses Sauvages de Melvita.

C'est avec le Karma de Lush en concrète, un joli patchouli un peu "roots", que j'ai découvert les parfums à la composition plus végétale. C'est un parfum vegan, aux accents d'orange, de patchouli avec un fond boisé. Je le porte de temps en temps en hiver. Le format concrète est très agréable, à cette période où ma peau a tendance à être plus sèche.

J'ai fait ma seconde découverte naturelle avec l'Ambre Précieux de Florame. Il s'agit de l'un de mes parfums préférés. Il est chaleureux, avec son fond légèrement vanillé. Son côté aromatique me plaît énormément, bien qu'il puisse dérouter certain(e)s. Il m'évoque une ambiance un peu mystique, et en même temps c'est un parfum que j'associe à la féminité (et pour bousculer cette idée, il serait très bien sur un homme aussi!). Son côté plus assumé (on est loin du fleuri fruité qui passe partout) me permet de gagner en assurance, et m'apaise à la fois. Ce parfum, c'est "moi". Mais je le porte plutôt en automne/hiver.

J'ai ensuite porté Kauai Orchid, de Leahlani. C'est un énorme coup de coeur. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un parfum fleuri. Son départ vert m'évoque les tiges fraîchement coupées d'un bouquet de fleurs, puis il évolue vers une senteur qui me fait penser au muguet et au jasmin. C'est un parfum charismatique aux accents légèrement exotiques, qui m'a valu de nombreux compliments. Il est très concentré, et sa tenue est excellente. Son petit format permet de le glisser facilement dans son sac (d'ailleurs à force de le transporter, les écritures sur le flacon ont eu tendance à s'effacer. Dommage pour la photo!) et le flacon bille facilite les retouches discrètes. Seule ombre au tableau: ma peau a fini par faire une réaction les dernières fois que je l'ai porté. Des plaques rouges qui démangent sont apparues. Je suis donc condamnée à le laisser de côté, à mon plus grand regret.

Carvi et jardin de figuier de 100Bon est une petite merveille de simplicité et de délicatesse. C'est un parfum que je porte facilement en toute circonstance, et qui est particulièrement agréable en été. Le côté fruité de la figue est rehaussé de rose et de violette, et porté par un fond très délicatement boisé. Il est discret et girly, la couleur qu'il m'évoque est le rose. Mais attention, on est loin de tomber dans la mièvrerie! Je me vois aussi bien le porter au bureau que lors d'une promenade dans les champs. Mon seul regret est d'avoir presque terminé mon petit flacon! J'affectionne particulièrement cette marque, qui choisit ses ingrédients avec soin (les parfums sont à base d'alcool de blé biologique, et tout est naturel). Et cerise sur le gâteau: les flacons sont rechargeables! 10/10!

En ce moment, je porte l'eau de toilette Roses Sauvages de Melvita. Les pétales de roses sont très légèrement perlées de sucre (naturel), et reposent sur un fond boisé. Il est à la fois simple, délicat, confortable et réconfortant. Je le porte depuis très peu de temps, mais il me correspond très bien. Il va droit au but, mais avec délicatesse.

Je précise que je m'intéresse à des parfums à base de produits plus naturels, mais que ces substances peuvent également être nocives (elles peuvent par exemple causer des allergies). Cet intérêt s'inscrit dans une démarche plus globale, qui me permet d'être plus en accord avec moi-même et correspond davantage à mes goûts.

J'espère que cet article vous aura plu. J'aime beaucoup parler des senteurs, c'est un univers essentiel pour moi. Pour en savoir plus sur la toxicité des parfums, je vous conseille le lien suivant: https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/geographie-grasse-ville-parfums-818/page/5/

Astuces naturelles anti-moustiques

Nous voici en plein coeur de l'été, le soleil brille, les oiseaux chantent... Seule ombre au tableau: les moustiques. Horreur et damnation, ça pique, ça gratte, ça gratte, ça gr... Il faut faire quelque chose! Je vous donne quelques astuces naturelles en prévention, et pour quand il est déjà trop tard.

Personnellement, je préfère éviter les prises et autres sprays anti-moustiques épinglés comme toxiques (Medisite, s.d., lien en fin d'article). A force d'être une proie privilégiée (mon homme se fait beaucoup moins attaquer, quelle injustice!), j'ai développé quelques techniques de sioux pour tenir à distance les suceurs de sang.


Les huiles essentielles répulsives

En diffusion, quelques gouttes sur le matelas ou près des fenêtres... Elles éloignent le mal. Ma préférée est celle d'eucalyptus citronné, puisque j'ai pu constater à quel point ils la détestent. La lavande vraie, le géranium rosat ou la citronnelle sont largement utilisés également. Mais que faire lorsque ça ne suffit pas?


La moustiquaire!

Qu'on la fixe aux fenêtres ou comme moi autour du lit, la moustiquaire a ceci de jouissif qu'on entend les nuisibles chercher de la chair fraîche... Sans pouvoir nous atteindre. Elle est une alternative pour les personnes allergiques aux huiles essentielles, ou dans les zones particulièrement infestées. Ou malchanceuses, comme moi. J'ai décidé de la dégainer lorsque j'ai été piquée au niveau de ma paupière. Trop, c'est trop.

Mais à la fin de l'été, rangez-la soigneusement pour la réutiliser l'année d'après. Pensez aux déchets que ça produit...


Trop tard, j'ai été piqué(e).

Malgré toutes vos précautions, vous avez eu une minute d'inattention et ça gratte? C'est le moment de vous munir d'une goutte d'huile essentielle de lavande aspic pure ou diluée dans un peu d'huile végétale. Si c'est la première fois que vous l'utilisez, pensez à faire un test d'allergie dans le creux du coude sur 24 heures. Les huiles essentielles sont à éviter pour les femmes enceintes, et les jeunes enfants.

Le gel d'aloé vera fait des miracles aussi. Pensez simplement à toujours utiliser des produits biologiques. Ca vaut probablement moins la peine de prendre des produits naturels, si c'est pour se badigeonner d'un concentré de pesticides.

Vous voilà paré(e)!

Cet article m'a été inspiré par celui de Nana-turopathe (lien ci-dessous), j'ai eu envie de partager avec vous mes propres astuces issues d'une longue lutte acharnée contre ce fléau.


Sources

Ma découverte du yoga

De nature anxieuse, je ne pensais pas pouvoir me poser le temps d'une séance. Me concentrer sur ma respiration? Elle était superficielle et saccadée. Et pourtant...

Alors ce chemin, je le prends ou pas?

Et pourtant, le yoga est entré dans ma vie il y a quelques années, lors d'une période de stress relativement intense. Je cherchais du travail, notre voisin ne nous laissait pas dormir, et nous venions d'avoir de gros problèmes de tuyauterie dans notre appartement. J'étais sur les nerfs, il fallait faire quelque chose. Et j'ai découvert les vidéos sur Youtube d'Ariane, de la chaîne Yoga Coaching (lien vers la chaîne en fin d'article).


Bulle de bien-être et maison intérieure

J'ai appris à travailler sur ma respiration, et j'ai découvert les séances pour débutant. Petit à petit, je me suis mise à choisir des séances au gré de mes envies, même si je ne parvenais pas toujours à effectuer toutes les postures. Ariane a une aura positive et apaisante, c'est un vrai bonheur de croiser sa route sur Youtube! Faire du yoga a été très important pour moi à cette période, car je subissais le tapage nocturne et diurne de ce voisin, et ça me permettait de me créer une "bulle" de bien-être, une deuxième maison... J'avais besoin de prendre soin de moi, et j'étais la seule à pouvoir faire cette introspection qui devenait possible grâce aux moments de calme que ça me procurait.

Puis j'ai trouvé du travail, et ayant des horaires contraignants, j'ai trouvé de moins en moins de temps et d'énergie pour ma pratique. J'avoue qu'à cette période, je me suis un peu éloignée du yoga, ayant besoin de me "décentrer" de moi-même afin d'assurer dans ce quotidien.


Nouveau travail et besoin de zentittude

C'est avec mon nouveau job que j'ai retrouvé des horaires plus cléments, et le besoin de me remettre au yoga. Accumulant énormément de stress (je vous ai déjà dit que j'étais super anxieuse?), j'ai eu besoin cette fois de me recentrer sur moi-même, et de trouver une soupape de décompression.

J'aime beaucoup les formules "en ligne", même si je me doute que suivre un cours de yoga avec un professeur "en vrai" doit être très enrichissant et plus personnalisé. Cependant j'avais besoin de pouvoir à nouveau retourner dans ma bulle, je n'avais pas l'énergie d'être dans l'échange et la rencontre. Je suis retournée sur Youtube, où j'ai découvert plusieurs cours de yoga, mais cette fois j'avais envie de quelque chose de plus progressif et un programme à suivre, car je repartais pratiquement à zéro.


Découverte du programme Karmasana

Je suivais depuis plusieurs années l'influenceuse Georgia Horackova (lien vers son site à la fin de l'article). Il y a des gens lumineux, qui rayonnent et répandent autour d'eux une énergie positive et inspirante. Lorsque j'ai vu qu'elle proposait un programme de yoga réparti en trois niveaux (niveau I/ niveau II et III), je n'ai pas mis longtemps à me décider à le commander. Le programme du niveau I était réparti sur un mois, avec une séance basique et début de semaine, et des séances spécifiques pour les autres jours. Trois séances par semaine, ponctuées d'une séance de relaxation systématique. Tout ce dont j'avais besoin. Et après le niveau I, je pouvais par la suite continuer le programme en poursuivant avec le niveau II et III. Pour compléter ce tableau déjà très prometteur, le programme était doté d'un livre de recettes en ligne vegan d'inspiration yogique, et d'un journal.


Les bénéfices

Je ne m'attendais pas à ce que la pratique du yoga de façon plus assidue et progressive change autant ma vie. Et je n'exagère pas. Parce que le fait de me recentrer sur moi-même, de gagner en calme et en introspection m'a permis d'avoir un regard plus objectif sur les choses, et de faire les choix nécessaires. Devant faire face à un élément difficile de ma vie privée en parallèle que je ne pouvais pas changer, j'ai eu besoin d'agir. Et le yoga fait partie des éléments qui m'ont permis de m'affirmer et de m'engager dans la voie de la naturopathie.


Un intérêt depuis toujours

J'ai toujours aimé la nature, les plantes, leurs pouvoirs. Je suis avide de l'odeur des fleurs fraîches, des feuilles, des promenades dans les bois, dans les champs. Au moindre bobo c'est une huile essentielle que je dégaine. J'ai toujours chez moi des tisanes, des extraits de plantes. Durant mes études, j'ai fortement orienté mes travaux vers la naturopathie. C'était évident, c'était sous mes yeux, il fallait juste que j'en prenne conscience.

Alors pour ce deuxième article, j'ai eu envie de remercier Ariane et Georgia. Elles m'ont permis d'explorer mon chemin personnel, elles ont ouvert une voie que je me fais une joie d'explorer, à petits pas...

NAMASTE.


Sources

Je précise que cet article est simplement basé sur l'envie de partager sincèrement cette découverte avec vous, et il est libre de tout partenariat.

Astuces écologiques

Pour ce premier article, j'aimerais aborder un sujet qui me tient particulièrement à coeur: l'écologie. Aussi loin que je me souvienne, ma génération a toujours entendu des réflexions sur la consommation d'eau, le tri des déchets, la consommation d'électricité. Qui ne s'est pas entendu dire qu'il fallait fermer le robinet pendant qu'on se brosse les dents? Qui n'a pas été encouragé à trier ses déchets à domicile ou dans certains lieux publics? A éteindre la lumière lorsqu'on quitte une pièce?

Ces encouragements reposent sur un fait essentiel de notre actualité: le réchauffement climatique."Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), principal organisme international chargé de l'évaluation des changements climatiques, le réchauffement du système climatique mondial est indiscutable. Cette évidence est tirée de l'observation d'une hausse des températures moyennes de l'air et des océans à travers le monde, de la fonte généralisée des neiges et des glaces et d'une élévation du niveau moyen des mers." (Agir sur les changements climatiques. Portail du système des Nations Unies, lien en fin d'article).

Je ne vais pas entrer dans un long exposé sur ce phénomène. J'aimerais simplement me concentrer sur quelques gestes écologiques quotidiens, pour préserver notre habitat. Alors, que peut-on faire concrètement pour minimiser notre impact sur la planète?


Limiter les émissions de CO2.

Puisque l'émission de gaz à effet de serre est le principal ennemi de notre planète, il faut éviter l'utilisation d'énergies fossiles (Cf article cité précédemment). Pas facile, notre quotidien nous impose la plupart du temps des déplacements quotidiens, parfois sur d'assez longues distances. Pendant longtemps j'ai pris le train, le tram, et je me déplaçais à pied. Mais en fonction de notre lieu de vie, ce n'est pas toujours possible. Si l'on ne peut pas se déplacer à pied, à vélo ou en transports en commun, il faut noter que de plus en plus de voitures fonctionnent à l'électricité.


Consommer "local"

Mais nos propres déplacements ne sont pas les seuls concernés. Outre le fait que la production d'un produit consomme de l'énergie, son acheminement jusqu'au lieu de transformation ou de vente en consomme aussi. C'est le cas de l'énergie grise, que l'on oublie parfois lorsque l'on veut consommer du bio/écolo. (ConsoGlobe, 2012). Ainsi, certains produits écologiques viennent de très loin, comme les noix de lavage. Elles proviennent essentiellement de l'Inde et du Népal (Ecoconso, 2006). On utilise les noix de lavage pour leur impact écologique limité lors de leur utilisation, mais il a fallu utiliser beaucoup d'énergie pour les transporter jusque chez nous. N'y a-t-il pas comme un contresens?

Que faire? Privilégier les produits écologiques fabriqués et récoltés près de chez soi. Ca vaut pour les produits ménagers, mais aussi l'alimentation. Au lieu de faire venir des aliments de l'autre bout du monde, privilégiez les petits producteurs locaux et bio! J'ai ici envie de mettre en avant un petit producteur de fruits et légumes qui officie près de chez moi: Le Jardin des Saules (lien à la fin de l'article). Des produits bio, locaux, une petite structure indépendante, tout ce que j'aime!


Limiter la production de déchets

N'avez-vous jamais remarqué le suremballage des articles? Les emballages individuels, eux-mêmes emballés dans un paquet, parfois lui-même encore emballé pour former un pack... Tout ça finit à la poubelle, et l'élimination des déchets est une préoccupation actuelle. Les déchets peuvent mettre longtemps à se décomposer, suivant leur composition (Futura Planète, 2017). Quand je vois parfois tout ce que nous jetons, ça me donne envie de mettre des choses en place pour limiter l'impact environnemental que ça implique.

Que faire? Il existe de plus en plus de magasins d'alimentation en vrac, comme c'est par exemple le cas d'Ekivrac (lien en fin d'article). Les produits (riz, lentilles, café, sucre, farines, tisanes, hydrolats, huiles végétales, aloé vera, fruits, légumes...) sont en libre service. On peut acheter des contenants sur place, ou amener les siens. Pour les distraits, des sacs en papier (qu'on peut réutiliser, et sont biodégradables) sont disponibles. Ce type de magasin propose aussi des cotons lavables pour se démaquiller, des protections menstruelles réutilisables (coupe menstruelle, serviettes lavables), mais ces produits sont trouvables dans de nombreux magasins bio.

Je pense avoir déjà abordé quelques points importants dans ce premier article. C'est un sujet dont je compte continuer à parler, car il est central dans mon quotidien. Bien sûr, j'ai encore beaucoup de points à améliorer. Et vous, que faites-vous pour l'environnement au quotidien? N'hésitez pas à partager vos astuces en commentaires :)

N.B.: article sans partenariat


Sources

AROMATHERAPIE

Qu'est-ce que l'Aromathérapie?

"L’aromathérapie, est l’art de soigner par les huiles essentielles (HE) pour l’harmonisation de la santé physique et mentale. On utilise les HE pour renforcer le processus naturel d’autoguérison. C’est une méthode naturelle qui repose sur l’activité des molécules biochimiques des HE chémotypées" (Pranarom, 2018).




AROMACHOLOGIE

Qu’est-ce que l’aromachologie ?


"L’aromachologie s’intéresse à l’utilisation des huiles essentielles et absolues par la voie olfactive dans une démarche visant le bien-être psycho-émotionnel" (Faculté Libre de Médecines Naturelles et d’Ethnomédecine, 2018).

A propos

Hello moi c'est Iris, je suis belge (une fois!) et j'ai 28 ans.
Je suis diplômée en Psychologie Clinique, et initiée à l'Olfactothérapie.
Je suis actuellement en cours de formation en Aromathérapie.
J'ai envie de partager avec vous ma passion pour la nature et les solutions qu'elle propose.
Aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie dans mon élément dans la forêt, dans les champs, sur le dos d'un cheval ou les pieds dans le sable. Petite, je piquais le livre de ma maman sur les plantes aromatiques et leurs pouvoirs thérapeutiques, cosmétiques et culinaires. Vous trouverez ici un peu de tout, des articles sur les plantes, l'écologie, l'aromathérapie, la phytothérapie, l'olfactothérapie, un peu de yoga, quelques recettes vegan...